Manuel de Formation du RFLD sur l’Engagement Civique et la Participation Citoyenne

Ce document a été publié par le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD).

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) en collaboration avec Social Watch Bénin, Women EdTech, US- Benin Women Alumni Association (USBWAA), et le Centre d’Etudes Sociologiques et de Science Politique (CESPo) organisent la 2ème édition du programme dénommé « Les Ateliers de la Démocratie – ADEMO-II ». Les Ateliers sont possibles grâce au soutien technique et financier de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin.

Ce projet servira de plateforme pour améliorer la compréhension de la participation démocratique, de l’engagement civique, de la communication non violente et du plaidoyer social pour l’inclusion au Bénin. Le projet a pour cibles les OSC, y compris les organisations de jeunesse, les organisations et mouvements de défense des droits des femmes.

Son contenu relève de la seule responsabilité du RFLD et ne reflète pas nécessairement les vues de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin.

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Support de Formation ADEMO II

Protégé : ADEMO

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IMPACT DU COVID-19 SUR LES ORGANISATIONS DES DROITS DE L’HOMME

Auteur: AGUEH Dossi Sekonnou Gloria (Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement – RFLD)

 

Contactez la Présidente du RFLD à admin@rflgd.org

 

Alors que l’humanité entière n’a pas fini de subir les affres du virus Ebola, le Covid-19 a surgi de la plus imprévisible des manières. N’épargnant aucun pays, cette pandémie a pratiquement touché toutes les puissances mondiales, avec un bilan très exorbitant.

En dépit des nombreuses mesures prises par les grandes organisations mondiales pour contrer le Covid-19, force est de constater que cette calamité singulière ne se lasse pas d’affecter l’économie mondiale et de faire plusieurs dégâts dans le monde. Les organisations des droits de l’homme ne sont pas restées en marge des méfaits de la pandémie.

Quel est l’impact du Covid-19 sur les organisations des droits de l’homme ?

Quel est l’impact de ce virus sur les organisations des droits de l’homme ?

Avant tout propos, il urge de connaître le sens des organisations des droits de l’homme, leur rôle dans la vie de tout citoyen ainsi que leurs différents combats pour la paix et la stabilité des uns et des autres, sans oublier de revenir dans les moindres détails sur chacun de leurs domaines d’intervention. En effet, les organisations des droits de l’homme ont pour responsabilité de défendre n’importe quel droit fondamental au nom d’une personne ou d’un groupe de personnes. Elles ont pour principale mission de veiller sur le respect sans acception aucune des droits de l’homme. De même, elles œuvrent à promouvoir et à protéger les droits civils et politiques ainsi qu’à faire la promotion, la protection et à mettre en œuvre les droits économiques, sociaux et culturels.

En résumé, les défenseurs des droits de l’homme interviennent sur toutes sortes de situations qui concernent les droits de l’homme. Ils ont plusieurs domaines d’intervention à savoir : la lutte contre la torture, la lutte contre la discrimination, l’accès aux soins de santé, les problèmes d’emploi. Ils œuvrent également pour l’alimentation et l’eau, pour un logement convenable, à l’éducation, etc. Les organisations des droits de l’homme ont une part très active dans la réhabilitation des conditions matérielles nécessaires pour faire du respect des droits de l’homme une réalité.

Ce qui caractérise un défenseur des droits de l’homme est son dévouement à se mettre au côté du citoyen le plus défavorisé afin de lui assurer un lendemain meilleur.

Dans le domaine de social, les organisations des droits de l’homme travaillent à l’amélioration du quotidien de tous les citoyens sans acception de personnes. Elles assurent aussi la liberté politique des uns et des autres en réduisant les différentes tensions (politiques et sociales).

En bref, les organisations des droits de l’homme travaillent pour l’épanouissement et la liberté de tous les citoyens.

Pour réussir chacune de ces missions, les organisations des droits de l’homme se focalisent généralement sur la collecte et la diffusion d’information, la sensibilisation et la mobilisation de l’opinion publique. Ainsi, beaucoup d’organisations non gouvernementales (ONG) et intergouvernementales participent à la réalisation de chacune de ces activités. Celles-ci aident également les défenseurs des droits de l’homme à mettre sur pied des projets de logement et de soins de santé. Mais l’avènement de la pandémie de Covid-19 a porté atteinte aux différentes réalisations des défenseurs des droits de l’homme.

En effet, avec les différentes restrictions imposées par le Covid-19, les grands rassemblements ne sont plus autorisés. Cela oblige ces organisations à recadrer leurs cibles afin de mieux atteindre leurs objectifs.

Vu ces différentes restrictions, des organisations ne parviennent malheureusement pas à honorer les réunions statutaires. Le confinement décrété par les différents Etats accentue aussi les problèmes de santé qui entraînent de nombreux cas de décès. Aussi, les défenseurs des droits de l’homme éprouvent une terrible difficulté à intégrer d’autres communautés en raison des mesures de sécurité barrière, ce qui, malheureusement, limite les actions de ces organisations à œuvrer dans le domaine social.

Les nombreux dégâts de cette crise sur l’intégrité humaine

La pandémie de covid-19 a détérioré tout le système sanitaire. Des Agences et des Institutions mondiales, très affectées par la propagation de cette pandémie, ont apporté une contribution financière aux pays affectés. Des Gouvernements ont mis en œuvre des politiques de décentralisation des subventions en place afin que ce mal de COVID19 soit jugulé. Pour instaurer un climat d’investissement attractif, il est d’une grande nécessité d’assurer la transparence de tous les engagements financiers.

En dehors de la détérioration du système sanitaire, cette pandémie a aussi accentué les inégalités et a mis la lumière sur les sans-abris, les réfugiés, les exilés politiques, les orphelins de père ainsi que de mère, les femmes, les nécessiteux, les migrants, les personnes vivant dans les zones de guerres, etc.

En outre, les difficultés accrues d’accès aux soins de santé primaires dû à cette pandémie auront certainement des effets durables sur le développement du capital humain.

Quelles solutions pour un équilibre parfait pendant la pandémie ?

A l’issu de nos différentes analyses, il est tout à fait clair que la pandémie de Covid-19 plonge la planète entière dans une récession extrême. Il urge ainsi de trouver une solution qui permettrait aux nations de rehausser leur économie et d’assurer dans le même temps la sécurité des citoyens.

Pour ce faire, la communauté internationale doit s’unir pour trouver les solutions qui permettront de réinstaller une reprise aussi solide que possible des différentes activités économiques abandonnées depuis longtemps.

 

Droits de l’Homme au Bénin – Où en sommes nous?

Auteur: Réseau des Femmes Leaders pour le Bénin (RFLD) – Copyright 2020

Le Bénin est un pays de paix et un Etat de droit basé sur une démocratie constitutionnelle. En conséquence, il prône à travers sa constitution du 11 décembre 1990 l’égalité et l’équité à tous points de vue, respectant ainsi chaque citoyen dans sa dignité ainsi que dans ses droits et aspirations. Les articles 7, 8, 9 et 10 de la constitution béninoise présentent les droits humains comme un fondamental inaliénable de l’essence même de l’Etat. Ces dernières années, le Bénin a connu un déclin dans le respect des droits de l’homme. Si vous souhaitez connaître l’état actuel des droits de l’homme au Bénin, cet article est pour vous.

Les droits civils et politiques

Le respect des droits civils et politiques des béninois a été entaché au cours de ces dernières années par des remous politiques de divers ordres en rapport avec joutes électorales et animation de la vie politique au plan national. Nous pouvons noter entre autres la kyrielle d’événements malencontreux ayant jalonné les élections législatives d’Avril 2019. Il y eut plusieurs cas de violation des droits de l’Homme notamment le droit à la vie, le droit à l’intégrité physique, le droit à l’information et le droit à la liberté d’expression sous plusieurs formes. Il est tout de même à souligner que la loi n° 2019-39 du 07 novembre 2019 portant amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019 est venue à point nommé pour permettre la libération de plusieurs dizaines de béninois mis aux arrêts durant cette période.

Le droit à la vie

L’article 8 de la constitution béninoise stipule : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’État a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. A cet effet, il assure à ses citoyens l’égal accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi ».

Au regard de cette disposition, l’atteinte à la vie d’un individu sous quelque forme que ce soit est une violation grave des droits de l’Homme.

Au cours des cinq dernières années, les questions de droit à la vie ont été au cœur de plusieurs débats juridiques. Selon le rapport 2019 de la Commission Béninoise des Droits de l’Homme sur l’état des droits de l’homme au Bénin, plusieurs violations au droit à la vie ont été observées lors de diverses manifestations de protestation au cours de la période des élections législatives d’avril 2019. On note selon ce rapport quatre (04) morts dont un (01) à Kilibo, deux (02) à Cotonou et un (01) à Kandi. Outre ces cas de décès, nous notons dans ce rapport des exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires entre septembre et novembre 2019 dans les localités de Djidja, Abomey-calavi et Akassato.

Le droit à l’intégrité physique

Chaque citoyen béninois a droit à un traitement physique digne du nom et ceci en tous lieux et en toutes circonstances. Le droit à l’intégrité physique n’est souvent pas respecté et l’on observe parfois des heurts entre forces de l’ordre et populations ou parfois entre les populations elle-même. Pour preuve, les événements d’avril 2019 se sont soldés à Kilibo par une dizaine de forces de l’ordre blessés par les chasseurs locaux. Même si cela tend à être corrigé, plusieurs organisations de la société civile dénoncent les mauvais traitements infligés à des individus lors de leur interpellation par les forces de l’ordre ou durant les gardes à vue.

La situation dans les dix milieux carcéraux que comporte le Bénin est assez préoccupante avec à la clé les mauvais traitements infligés aux nouveaux détenus par les plus anciens. Dans son rapport publié en 2017, l’ordre des avocats du Bénin a qualifié d’inhumaines les conditions d’incarcération. On peut noter entre autres la surpopulation dans les prisons (9687 détenus en 2019), le manque d’hygiène et de soins médicaux, la recrudescence des maladies.

La liberté d’expression

La liberté d’expression au Bénin est une disposition fondamentale de la constitution en son article 23. En conséquence, ce droit ne peut être violé et chaque citoyen a le droit de s’exprimer librement, ceci dans le respect scrupuleux des textes et dispositions en vigueur. Toutefois, l’adoption de la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant code du numérique au Bénin est perçu aujourd’hui comme un instrument de musellement de la population et de certaines catégories professionnelles notamment les hommes des médias. Pour cause, cette loi a été à la base de 17 arrestations en moins de deux ans.

Les cas les plus évocateurs sont ceux des journalistes Ignace SOSSSOU et Aristide FASSINOU qui ont défrayé la chronique. Aussi, la constitution béninoise prévoit en son article 24 la liberté de la presse à tous égards. Pourtant, la radio Soleil Fm a fait l’objet en 2019 de brouillage de signal et d’arrêt d’émission sur le territoire national. De plus, il est à noter durant cette même période l’interdiction de parution du quotidien béninois ‘’La nouvelle tribune’’ et de nombreuses autres actions isolées portant atteinte à la liberté de la presse qui ont fait réagir plusieurs organismes internationaux tels que Amnesty International.

Les droits sociaux et culturels

Il est du rôle régalien de l’Etat d’assurer le bien-être et la sécurité de chaque béninois à travers la mise en place de mécanismes permettant à chacun de s’épanouir tant au sein de sa communauté que de l’ensemble du pays. Malgré les multiples efforts des gouvernants à divers niveaux et des organisations de la société civile, force est de constater plusieurs manquements quant aux droits sociaux et culturels.

Le droit à la santé

Les différentes violations de ce droit se résument essentiellement au manque d’infrastructures de qualité pour les soins des populations, aux conditions inappropriées de traitement des personnes victimes d’accident de circulation admis aux services d’urgence qui parfois meurent faute de moyens financiers, l’absence d’une assurance maladie pour chaque béninois, l’insuffisance de personnels qualifiés, l’inaccessibilité de certaines formations sanitaires et surtout leur faible couverture géographique dans le centre et le nord après les mesures de fermeture  de celles qui ne sont pas en règle. L’une des pratiques fréquentes en milieu hospitalier relevant d’une violation au droit à la santé est la stigmatisation de certaines personnes malades et de populations vulnérables telles que les femmes, les étrangers ou encore les personnes en situation difficile.

Le droit à l’éducation

Le Bénin s’évertue depuis quelques années à atteindre le 4ème Objectif de Développement Durable (ODD) « Accès à une éducation de qualité » à travers plusieurs réformes. Nonobstant cette volonté manifeste de voir ce secteur encore plus reluisant, il subsiste encore des cas de violation du droit à l’éducation. Au nombre de ceux-ci, se trouvent l’insuffisance du budget alloué au secteur, l’insuffisance d’infrastructures scolaires et la vétusté de l’existant, le manque d’enseignants qualifiés.

Il est à noter aussi l’inadéquation formation-emploi qui donne lieu à une augmentation du taux de chômage surtout au sein de la jeunesse. S’il est vrai que depuis quelques années l’accès à l’éducation est rendu gratuit surtout pour les filles, une frange de cette population demeure non scolarisée. Aussi, on assiste à une déscolarisation des filles pour des raisons de mariage forcé ou des raisons de précarité économique des parents.

Droits des femmes et des filles

Longtemps considérée comme le sexe faible, la gente féminine a connu durant plusieurs années des conditions de vie peu reluisantes au Bénin. En dépit des nombreux efforts consentis par divers organismes tant nationaux qu’internationaux, les femmes et les filles continuent de voir plusieurs de leurs droits être violés.

Dans cette longue liste, il importe de retenir : la non application réelle du protocole de Maputo portant droits des femmes en Afrique pourtant ratifié par le Bénin, les multiples violences physiques psychiques et verbales, les mariages forcés, les mutilations génitales, les abus sexuels, les difficultés d’accès à la terre, à une justice équitable, la faible représentativité des femmes au sein des institutions de la république malgré l’adoption de la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 favorisant l’amélioration de la représentation du peuple par les femmes.

Droit de l’enfant

Le Bénin attache du prix à la protection de l’enfance dans tous les domaines. Plusieurs documents internationaux ont été ratifiés, au nombre desquels nous pouvons citer la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que la Convention relative aux droits de l’enfant. Malgré ces documents auxquels s’ajoute le Code Pénal et ses nombreuses dispositions visant à protéger les enfants, les cas de violation de leurs droits sont légion.

Des violences sexuelles au trafic des enfants, en passant par les dommages corporels, les infanticides des enfants dits sorciers et les mariages précoces, l’enfance béninoise continue de souffrir le martyre. L’un des cas de maltraitance infantile le plus frappant en 2020 est celui d’un enfant qui a été forcé par sa marâtre à manger des excréments humains après avoir été maltraité de diverses manières.

Sanctions dues à la violation des droits de l’Homme

Au Bénin, plusieurs sanctions sont applicables à toute personne qui a été reconnue coupable de violation des droits de l’Homme. Les différents documents et outils nationaux comme internationaux traitant des questions de violation des droits humains prévoient des amendes de deux cent mille à plusieurs millions de Francs CFA et de 1 mois à plusieurs années d’emprisonnement selon la gravité de la violence commise.

Toutefois, il importe de sensibiliser davantage les populations pour permettre à tous une meilleure compréhension de la question de droits de l’Homme. Nous appelons le Gouvernement à faire de grands efforts pour maintenir ses citoyens dans la paix et la quiétude et il importe à juste titre que chaque béninois (quel que soit son rang) devienne un agent de paix depuis sa communauté de base.

Communiqué RFLD – CIVICUS on Human Rights and Civic Space

Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) in collaboration with CIVICUS will conduct a Regional Capacity Building Activities on Human Rights and Civic Space to increase the capacity of CSOs to engage with African Union mechanisms. RFLD and CIVICUS are firmly committed to promoting human rights and media freedom.

The training will update, familiarize, and equip civil society groups, bloggers, and journalists through advocacy (submission of public statements before the African Commission and ACERWC Sessions and formal submissions to the Conference of State Parties of the Kampala Convention), submission of complaints, litigation or the use of special mechanisms to address particular human rights violations. 

The specific goals of the activities are to : (1) Increasing women’s rights and youth activists, HRDs and journalists knowledge of the operations of the African Commission to enhance their ability to demand protection and promotion of their rights at national level; (2) Supporting organizations and individuals in their countries to take up cases before the African Commission and link with other groups working on litigation before the African Court; (3) Understanding the operations of the African Union, its human rights mechanisms, and to understand the relevance of developments at these mechanisms for national human rights regimes and the public.

The activities to be conducted are:

(1) Training Workshop for civil society organizations on understanding AU human rights system and mechanisms;

(2) Training Workshop with media actors to understand application of regional instruments;

(3) Interactive Webinar on Human Rights Dialogue (Guest : Hon. Rémy Ngoy Lumbu, ACHPR Vice-President, Special Rapporteur on Human Rights Defenders and Focal Point on reprisals in Africa).

For more information, please contact RFLD Secretariat at admin@rflgd.org or +22962537480

Paul Mulindwa, Advocacy and Campaigns Officer – CIVICUS at paul.mulindwa@civicus.org

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Magazine RFLD: Droits et Egalité des Sexes au Bénin

Ce document a été publié par le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement. Cette publication a été produite dans le cadre du projet sur l’inclusion des Femmes et Filles à influencer le processus de révision, le contenu et les résultats de Pékin +25 au Bénin », financé par UAF AFRICA.

Le projet vise à mobiliser, réunir et diriger l’engagement des femmes, des filles et des personnes non-binaires africaines dans les processus et les forums d’examen de Pékin +25 afin de garantir que les engagements des forums sur l’égalité entre les générations tiennent compte des besoins, des aspirations et des ambitions uniques des Africaines dans leur diversité. Son contenu relève de la seule responsabilité du RFLD et ne reflète pas
nécessairement les vues de Urgent Action Fund Africa.

Les droits des femmes promus à travers Beijing doivent être une réalité concrète dans nos Etats africains. La marche a été longue, des avancées ont été notées ; mais il reste une marge importante de manœuvre pour assurer une justice sociale, des droits fondamentaux (santé, éducation, travail) aux femmes.

Nous sommes convaincus que la prise en compte des recommandations de cette présente aideront à favoriser la réalisation des attentes d’égalité exprimées à Beijing il y’a 25 ans.

Appel à Candidatures – Programme de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin

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SÉLECTION DES PARTICIPANTS POUR ADEMO II (LES ATELIERS DE LA DÉMOCRATIE)

———————————–Veuillez partager l’information dans vos réseaux pour donner l’opportunité aux citoyen(e)s dans les 12 départements du Bénin de bénéficier de ce programme


I. SÉRIE DE FORMATIONS SUR L’ENGAGEMENT CIVIQUE ET LA COMMUNICATION NON VIOLENTE


Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) en collaboration avec Social Watch Bénin, Women EdTech, US- Benin Women Alumni Association (USBWAA), et le Centre d’Études Sociologiques et de Science Politique (CESPo) organiseront une série de formations dans les douze départements du Bénin.

Ces formations sont financées par l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin.

Les formations seront menées dans 12 Villes (Cotonou – Porto Novo – Ouidah –– Bohicon – Savalou – Lokossa – Azovè – Pobè – Parakou – Natitingou – Kandi – Djougou).

Elles contribueront à renforcer la voix et la participation des jeunes et des femmes à la démocratie à travers le plaidoyer et l’inclusion dans le dialogue et à améliorer leur capacité à maintenir de façon durable la cohésion sociale au Bénin. Lors des formations, les matériels ADEMO «Civics 101» seront utilisés pour autonomiser les femmes et les jeunes en les éduquant et en leur faisant acquérir des compétences et des connaissances pouvant leur permettre de devenir des contributeurs et des citoyens engagés. Les activités accorderont une attention particulière à l’importance de l’égalité des sexes et de l’intégration d’une perspective sexospécifique. Des rapports favorables sur le genre peuvent jouer un rôle crucial dans l’intégration du genre ainsi que dans la sensibilisation aux problèmes publics liés à l’engagement et à la participation des femmes et des jeunes au processus démocratique au Bénin.

L’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin à travers son accompagnement est convaincue que les jeunes peuvent jouer un rôle de catalyseur dans l’avenir du développement du Bénin en tant que penseurs, innovateurs, agents de changement, pionniers, décideurs et leaders.

II. OBJECTIFS

L’objectif général des formations est de renforcer la voix et la participation des jeunes et des femmes dans la gouvernance par le plaidoyer, la participation et l’inclusion dans le processus démocratique.

Objectifs spécifiques

Il s’agit de :

• accroître la participation, l’engagement, le leadership et les partenariats des personnes handicapées, des jeunes, et des femmes dans l’action citoyenne ;

• développer pour les bénéficiaires, la notion de la démocratie participative ;

• Renforcer les capacités de la société civile Béninoise à responsabiliser le gouvernement et à faire progresser l’égalité des sexes

III. INFORMATIONS AUX POSTULANT(E)S

– Les participant(e)s seront formé(e)s par les Experts sur les Modules suivants: Constitution Béninoise – Pouvoir Exécutif – Pouvoir Législatif – Pouvoir Judiciaire – Décentralisation – Elections – Police Communautaire – Communication Non Violente

– 50 participant(e)s seront sélectionné(e)s par Ville

– La participation aux formations est prise en charge par l’Ambassade

– Les participant(e)s recevront une attestation de participation à la fin des formations

IV. CRITERES DE SELECTIONS

– Être de bonne moralité

– Avoir entre 18 et 40 ans

– Participant(e)s : Jeunes – Femmes – Hommes – Leaders Religieux – Représentants d’ONG – Acteurs Étatiques – Académiciens – Personnes Handicapées

– Être disponible à suivre les trois jours de formations

– Résider ou être à proximité dans une des villes de Formations (Cotonou – Porto Novo – Ouidah –– Bohicon – Savalou – Lokossa – Azovè – Pobè – Parakou – Natitingou – Kandi – Djougou).

– Etre de nationalité Béninoise

NB:

– L’Ambassade veut former 50 personnes par département et nous voulons que les participants vivent dans les zones de formation

– Les participants ont pour obligation d’effectuer des sessions de restitutions deux semaines après avoir suivi les formations

– Les jeunes, les femmes personnes handicapées et les leaders religieux sont encouragés de postuler


V. AGENDA DE SÉLECTION ET FORMATIONS

Dernier délai de l’appel à candidatures: 21 Novembre 2020

23 Novembre – 05 Décembre 2020 : Sélection des Participants

Les participant(e)s sélectionné(e)s seront notifié(e)s durant la deuxième semaine de Décembre

VI. RESULTATS
A travers les formations,

– les capacités de prise d’initiatives des jeunes dans le cadre de la démocratie participative au Bénin sont renforcées ;

– les femmes et des jeunes participent de façon effective et efficace aux plaidoyers pour une meilleure transparence, un engagement civique et une responsabilité plus déterminés ;

– les femmes et les jeunes font preuve d’une communication non violente dans toutes leurs initiatives ;

– les autorités créent un environnement propice au développement des jeunes, en tenant compte de leurs besoins ;

– A travers des programmes de radio et de télévision, un mouvement durable de jeunes leaders s’installe et ces derniers deviennent des agents de changement dans les différentes régions.

Lien pour postuler

Pour postuler, cliquer sur ce lien : www.ademobenin.com/postuler

Partnership between the US Embassy in Benin and RFLD to foster youth participation with special focus on young women through participative democracy & ensure inclusion in Benin

The US Embassy in Benin has awarded a grant to Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) to improve the understanding of democratic participation, civic engagement, non-violent communication, and social advocacy for inclusion in Benin.
The main goal of the project is to strengthen the voice and participation of young people and women in governance through advocacy, participation and inclusion in the democratic process.
The Specific Goals are to: (1) Increase and strengthen disabled people, young women and girls participation, commitment, leadership and partnerships; (2) Improve understanding of participatory democracy; (3) Strengthen the capacities of Beninese civil society to hold government accountable and advance gender equality.


Project activities will be conducted in twelve (12) departements: Atacora, Donga, Borgou, Alibori, Atlantique, Littoral, Mono, Couffo, Ouémé, Plateau, Zou, and Collines.
This project will use ADEMO (Ateliers de la Démocratie) “Civics 101” materials to empower women and young people by educating and building skills and knowledge to become contributors and engaged citizens. The project will give special attention to the importance of gender equality and gender mainstreaming. 
Through the project, the existing opportunities are: Build an operational force – Include women and disabled people in order to listen to them to understand their needs and aspirations – Call on the authorities in relation to their needs and aspirations – Integrate the action coalitions of the equality generation into Civil Society Organizations.

This project will, through the inclusion of women, youth and local and religious leaders, strengthen the voice and participation in activities through advocacy and inclusion in intercultural dialogue as well as strengthen skills development for sustainability in creating social cohesion within communities. 
The project will target CSOs, including youth organisations, women’s human rights organizations and movements, media organizations, academics, research institutions, State Organs (Ministries, Court, and Parliament) and Town Halls.

For more information, please contact RFLD Secretariat at admin@rflgd.org or +22962537480.

Mr Romaric Mouftaou, Program Support Specialist – US Embassy Benin at mouftaourm@state.gov
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Réunion du Comité Pilote ADEMO II avec l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (#RFLD), Social Watch Bénin, Women EdTech, US- Benin Women Alumni Association (USBWAA), et le Centre d’Etudes Sociologiques et de Science Politique (CESPo) ont reçu une subvention de la part de l’Ambassade des États Unis d’Amérique près le Bénin pour conduire des projets sur la démocratie participative.

Christopher HELMKAMP, Directeur de la Section des Affaires Publiques de l’Ambassade des #USA près le Bénin a procédé à la constitution du Comité de Pilotage du programme ADEMO-II » à l’Université d’Abomey-Calavi. C’était en présence de ses collaborateurs de l’Ambassade notamment le Responsable de la Section des Programmes #Romaric #MOUFTAOU, au cours d’une séance de travail tenue avec les bénéficiaires de la deuxième édition des Ateliers de la Démocratie (ADEMO-II).

Le projet ADEMO-II est à considérer comme un programme décliné en cinq projets différents. Ces cinq (05) projets composants les Ateliers de la Démocratie 2ème édition (ADEMO-II) seront exécutés de manière synchronisée par les cinq bénéficiaires, selon le partenaire financier. Le Comité de Pilotage des ADEMO-II » est composé des représentants des associations bénéficiaires et des représentants de l’Ambassade.

Quatre (04) points ont été abordés lors de la séance. Il s’agit de : – La gestion des subventions octroyées à chaque organisation – La communication digitale du programme – Le fonctionnement du Comité de Pilotage – La synchronisation des calendriers et de l’exécution des activités des cinq composantes du programme ADEMO-II.

RFLD officiellement Membre de SOAWR

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) est officiellement un Membre de SOAWR.

La Coalition de Solidarité pour les droits des femmes africaines (SOAWR) est un réseau régional d’organisations membres qui œuvrent à la promotion et à la protection des droits des femmes en Afrique. Plus précisément, depuis sa création, SOAWR s’est efforcée d’assurer la signature, ratification, domestication et mise en œuvre du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique (Protocole de Maputo) par les États africains.

Le Bureau de Equality Now est le secrétariat de la Coalition pour la solidarité pour les droits des femmes africaines (SOAWR).

Les objectifs visés à travers l’adhésion de RFLD à SOAWR est d’accroître le rôle des OSC dans la promotion et la protection des droits des femmes, notamment l’intérêt croissant des OSC pour les mécanismes régionaux des droits des femmes et la manière dont ils peuvent être utilisés efficacement. La Contribution de RFLD à la Coalition dans son ensemble est à travers le réseautage, le plaidoyer, la mise à disposition d’expertise en matière de communication et de dispensations de formations sous régionales relatifs aux mécanismes africains des droits des femmes.

FOCUS SUR LA RATIFICATION DU PROTOCOLE DE MAPUTO

PAYS AYANT RATIFIEPAYS N’AYANT PAS RATIFIE
Algérie, Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Djibouti, Éthiopie, Guinée équatoriale, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Guinée, Lesotho, Liberia, Afrique du Sud, Libye, Kenya, Mali, Malawi, Maurice, Mozambique, Mauritanie, Namibie, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sao Tomé & Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Tanzanie, Togo, Tunisie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe.Botswana, Burundi, Chad, Égypte, Érythrée, Madagascar, Maroc, Niger, République Centraficaine, République arabe sahraouie démocratique, Somalie, Soudan du Sud et Soudan.