RFLD, Equality Now, et SOAWR en avant pour l’application du Protocole de Maputo dans l’Afrique Francophone

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement grâce au soutien financier de l’Agence Suédoise de Développement et de Coopération internationale (SIDA) à travers Equality Now a officiellement lancé ce mardi 20 avril 2021 deux jours de formation à la fois théorique et pratique dans la commune d’Ifangni département du plateau au Bénin. Annoncée quelques semaines plus tôt, le RFLD a joint l’acte à la parole en rendant effective ce jour cette formation au profit de 25 Jeunes Femmes Leaders du département du plateau.
Cet important outil que représente le protocole de Maputo sera durant ces deux jours formation vulgarisé pour son large application avec pour conséquence la réduction des inégalités genre au Bénin. C’était en présence de l’autorité communale, le maire Okpéicha Franck, de son deuxième adjoint et de la présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement que le lancement officiel a été fait dans la grande salle de conférence de l’hôtel de ville.
Réduire les inégalités et disséminer le protocole de MAPUTO pour une large application dans les villes, communes, villages et départements du Bénin. Tel est l’objectif qui justifie l’organisation de deux jours de formation pratico-pratique les 20 et 21 avril 2021 dans la commune d’Ifangni, département du Plateau. Tenue dans la salle de conférence de l’hôtel de ville, le lancement officiel de cette formation s’est fait en présence des autorités à divers niveaux. Du haut de la tribune officielle, Gloria Dossi Sekonnou Agueh, Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD), a dans son allocution adressé toute sa félicitation aux participantes pour avoir brillamment passé la fatidique étape de sélection des participantes. « Chères participantes à la formation ‘’Tous pour le protocole de Maputo’’, je voudrais en ce jour solennelle qui consacre le lancement officiel des deux jours de formation vous féliciter pour votre brillante réussite à la fatidique étape de sélection. Sur près de 120 postulants, vous avez pu tirer votre épingle du jeu. Ce n’était pas gagné d’avance, mais vous y êtes ». a-t-elle affirmé.
Dans cette même logique, la première autorité du RFLD a, au nom de son équipe remercié les autorités communales en l’occurrence le maire Okpéicha Franck et son conseil pour avoir autorisé la tenue de la vulgarisation du protocole de Maputo sur le territoire aux milles merveilles, une terre dont l’homme a le lead depuis les communales dernières. Abondant dans le même sens et consciente des défis liés aux questions d’égalité des sexes et à la participation des femmes au processus politique, à la prise de décision, la deuxième adjointe au maire Falola Maroufatou a invité les participantes à rester focaliser afin que sorte gagnante la commune d’Ifangni. A sa prise de parole, le premier citoyen du carrefour aux milles merveilles à travers son message d’exhortation, de quête permanente d’expérience et de prise de conscience afin de mieux impacter, a invité les participantes à considérer l’enjeux de cette formation initiée à leur endroit : « Votre espérance à compter de ce jour doit être de briller comme le soleil au Zénith et scintiller comme saphir dans le bassin fluvial de la méritocratie.
Par ce message, je vous exhorte chères participantes au travail bien fait, à sortir du vent du favoritisme afin de mériter les positions » C’est donc sur ces mots que l’autorité a déclaré lancés les travaux entrant dans le cadre de la formation intitulé ‘’Tous pour le protocole de Maputo’’. Une photo de famille a mis un thème à cette cérémonie qui ouvre le bal pour cinq différentes communications pour le compte de ce premier jour. Lesquelles communications seront animées par Florence Eniayehou et Kodjo da Silveira. Il sied de rappeler que la même formation se fera les jours à venir dans d’autres départements du Bénin.

SUPPORT DE FORMATION « TOUS POUR LE PROTOCOLE DE MAPUTO AU BENIN »

Ce document a été conçu et réalisé par le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD).

Encourager une participation des femmes au processus politique et à la prise de décision à travers la démocratie participative et la réduction des inégalités au Bénin : c’est ici l’objectif poursuivi par le Réseau des Femmes Leaders pour le développement (RFLD) à travers la mise en œuvre de ce projet intitulé : « Initiative ‘Tous pour le Protocole de Maputo’ au Bénin».

Ce projet est financé par l’Agence Suédoise de Coopération Internationale pour le Développement (SIDA) à travers EQUALITY NOW.

Merci à la Coalition de Solidarité pour les Droits des Femmes Africaines (SOAWR) dont RFLD est Membre.

Le Contenu du Support de Formation relève de la seule responsabilité du RFLD .

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SUPPORT DE FORMATION – TOUS POUR LE PROTOCOLE DE MAPUTO

Formation sur le numérique et la sécurité humaine des Défenseurs des Droits de l’Homme (DDH) en plaidoyer

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) en collaboration avec CIVICUS organisera une formation de deux jours pour augmenter la capacité des OSC sur le numérique et la sécurité humaine des Défenseurs des Droits de l’Homme (DDH) en plaidoyer .

La formation est organisée en tant qu’Événement Parallèle de la 68e Session Ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme (CADHP).

Dates : 16 Avril 2021 et19 Avril 2021

Langue: La formation se déroulera en Français. Des traductions en anglais et portugais seront disponibles.

Participant(e)s: des représentants d’organisations de la société civile africaine, des ONG internationales d’Afrique, des juristes, des avocats, des militants, des journalistes et des universitaires.

Régions: Afrique de l’Ouest, Afrique du Nord, Afrique de l’Est et Afrique australe

Lieu: En Ligne

Pour vous inscrire, cliquez ici https://tinyurl.com/civicus-rfld

Protégé : LISTE ADEMO II

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Appel à Candidature – Tous pour le Protocole de Maputo

INTRODUCTION

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) a reçu une subvention de l’Agence Suédoise de Développement et Coopération Internationale (SIDA) à travers EQUALITY NOW pour la mise en œuvre du projet ‘TOUS POUR LE PROTOCOLE DE MAPUTO’.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, huit formations seront organisées dans les départements suivants : Ifangni (Plateau) – Porto Novo (Ouémé) – Kandi (Alibori) – Savalou (Collines) – Donga (Djougou) – Parakou (Borgou) – Bohicon (Zou) – Nattitingou (Atacora).

Deux Cent (200) Femmes bénéficieront des formations. Le projet ciblera les organisations de la société civile, y compris les organisations de jeunesse, les organisations et mouvements de défense des droits humains des femmes, les institutions nationales de défense des droits de l’homme et les institutions judiciaires, les médias, les universitaires, les instituts de recherche, les organes de l’État (ministères, tribunaux et parlement) et les mairies.

OBJECTIFS

L’objectif général du projet est de disséminer le Protocole de Maputo dans toutes les régions du Bénin par le plaidoyer, la participation et l’inclusion dans le processus démocratique.

Objectifs spécifiques

Il s’agit de :

  • accroître l’inclusion, la participation, le leadership et les partenariats des personnes handicapées, des jeunes, et des femmes dans le processus démocratique ;
  • outiller les bénéficiaires sur le protocole de Maputo et les encourager à multiplier les actions pour intégrer les sphères de décisions ;
  • Renforcer les capacités de la société civile Béninoise à responsabiliser le gouvernement et à faire progresser l’égalité des sexes

vise à réduire les inégalités et disséminer le protocole de MAPUTO pour une large application dans les villes, communes, villages et départements du Bénin.

RESULTATS

  • Inclusion et reconnaissance des femmes en tant qu’acteurs clés du développement et de la bonne gouvernance dans les partis politiques
  • Les femmes et les jeunes se sentent responsabilisés dans processus politique
  • 250 000 personnes sont informées du protocole de Maputo à travers les Emissions Radios
  • L’existence d’un cadre informel d’échanges entre femmes sur les initiatives à répéter pour accéder aux sphères de décisions
  • Participation effective et efficace des femmes et des jeunes au plaidoyer pour la transparence et la recevabilité
  • 200 Femmes sont outillées sur l’utilisation parfaite du Protocole de Maputo et accèdent aux postes clés dans les partis politiques
  • Le Protocole de Maputo est vulgarisé massivement en ligne et hors ligne entre les communautés pour promouvoir la réduction des inégalités et la participation au processus politique

Pour postuler, cliquez ici https://forms.gle/n21P7zNzFQpzfiSq7

Manuel de Formation du RFLD sur l’Engagement Civique et la Participation Citoyenne

Ce document a été publié par le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD).

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) en collaboration avec Social Watch Bénin, Women EdTech, US- Benin Women Alumni Association (USBWAA), et le Centre d’Etudes Sociologiques et de Science Politique (CESPo) organisent la 2ème édition du programme dénommé « Les Ateliers de la Démocratie – ADEMO-II ». Les Ateliers sont possibles grâce au soutien technique et financier de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin.

Ce projet servira de plateforme pour améliorer la compréhension de la participation démocratique, de l’engagement civique, de la communication non violente et du plaidoyer social pour l’inclusion au Bénin. Le projet a pour cibles les OSC, y compris les organisations de jeunesse, les organisations et mouvements de défense des droits des femmes.

Son contenu relève de la seule responsabilité du RFLD et ne reflète pas nécessairement les vues de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin.

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Support de Formation ADEMO II

Protégé : ADEMO

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IMPACT DU COVID-19 SUR LES ORGANISATIONS DES DROITS DE L’HOMME

Auteur: AGUEH Dossi Sekonnou Gloria (Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement – RFLD)

 

Contactez la Présidente du RFLD à admin@rflgd.org

 

Alors que l’humanité entière n’a pas fini de subir les affres du virus Ebola, le Covid-19 a surgi de la plus imprévisible des manières. N’épargnant aucun pays, cette pandémie a pratiquement touché toutes les puissances mondiales, avec un bilan très exorbitant.

En dépit des nombreuses mesures prises par les grandes organisations mondiales pour contrer le Covid-19, force est de constater que cette calamité singulière ne se lasse pas d’affecter l’économie mondiale et de faire plusieurs dégâts dans le monde. Les organisations des droits de l’homme ne sont pas restées en marge des méfaits de la pandémie.

Quel est l’impact du Covid-19 sur les organisations des droits de l’homme ?

Quel est l’impact de ce virus sur les organisations des droits de l’homme ?

Avant tout propos, il urge de connaître le sens des organisations des droits de l’homme, leur rôle dans la vie de tout citoyen ainsi que leurs différents combats pour la paix et la stabilité des uns et des autres, sans oublier de revenir dans les moindres détails sur chacun de leurs domaines d’intervention. En effet, les organisations des droits de l’homme ont pour responsabilité de défendre n’importe quel droit fondamental au nom d’une personne ou d’un groupe de personnes. Elles ont pour principale mission de veiller sur le respect sans acception aucune des droits de l’homme. De même, elles œuvrent à promouvoir et à protéger les droits civils et politiques ainsi qu’à faire la promotion, la protection et à mettre en œuvre les droits économiques, sociaux et culturels.

En résumé, les défenseurs des droits de l’homme interviennent sur toutes sortes de situations qui concernent les droits de l’homme. Ils ont plusieurs domaines d’intervention à savoir : la lutte contre la torture, la lutte contre la discrimination, l’accès aux soins de santé, les problèmes d’emploi. Ils œuvrent également pour l’alimentation et l’eau, pour un logement convenable, à l’éducation, etc. Les organisations des droits de l’homme ont une part très active dans la réhabilitation des conditions matérielles nécessaires pour faire du respect des droits de l’homme une réalité.

Ce qui caractérise un défenseur des droits de l’homme est son dévouement à se mettre au côté du citoyen le plus défavorisé afin de lui assurer un lendemain meilleur.

Dans le domaine de social, les organisations des droits de l’homme travaillent à l’amélioration du quotidien de tous les citoyens sans acception de personnes. Elles assurent aussi la liberté politique des uns et des autres en réduisant les différentes tensions (politiques et sociales).

En bref, les organisations des droits de l’homme travaillent pour l’épanouissement et la liberté de tous les citoyens.

Pour réussir chacune de ces missions, les organisations des droits de l’homme se focalisent généralement sur la collecte et la diffusion d’information, la sensibilisation et la mobilisation de l’opinion publique. Ainsi, beaucoup d’organisations non gouvernementales (ONG) et intergouvernementales participent à la réalisation de chacune de ces activités. Celles-ci aident également les défenseurs des droits de l’homme à mettre sur pied des projets de logement et de soins de santé. Mais l’avènement de la pandémie de Covid-19 a porté atteinte aux différentes réalisations des défenseurs des droits de l’homme.

En effet, avec les différentes restrictions imposées par le Covid-19, les grands rassemblements ne sont plus autorisés. Cela oblige ces organisations à recadrer leurs cibles afin de mieux atteindre leurs objectifs.

Vu ces différentes restrictions, des organisations ne parviennent malheureusement pas à honorer les réunions statutaires. Le confinement décrété par les différents Etats accentue aussi les problèmes de santé qui entraînent de nombreux cas de décès. Aussi, les défenseurs des droits de l’homme éprouvent une terrible difficulté à intégrer d’autres communautés en raison des mesures de sécurité barrière, ce qui, malheureusement, limite les actions de ces organisations à œuvrer dans le domaine social.

Les nombreux dégâts de cette crise sur l’intégrité humaine

La pandémie de covid-19 a détérioré tout le système sanitaire. Des Agences et des Institutions mondiales, très affectées par la propagation de cette pandémie, ont apporté une contribution financière aux pays affectés. Des Gouvernements ont mis en œuvre des politiques de décentralisation des subventions en place afin que ce mal de COVID19 soit jugulé. Pour instaurer un climat d’investissement attractif, il est d’une grande nécessité d’assurer la transparence de tous les engagements financiers.

En dehors de la détérioration du système sanitaire, cette pandémie a aussi accentué les inégalités et a mis la lumière sur les sans-abris, les réfugiés, les exilés politiques, les orphelins de père ainsi que de mère, les femmes, les nécessiteux, les migrants, les personnes vivant dans les zones de guerres, etc.

En outre, les difficultés accrues d’accès aux soins de santé primaires dû à cette pandémie auront certainement des effets durables sur le développement du capital humain.

Quelles solutions pour un équilibre parfait pendant la pandémie ?

A l’issu de nos différentes analyses, il est tout à fait clair que la pandémie de Covid-19 plonge la planète entière dans une récession extrême. Il urge ainsi de trouver une solution qui permettrait aux nations de rehausser leur économie et d’assurer dans le même temps la sécurité des citoyens.

Pour ce faire, la communauté internationale doit s’unir pour trouver les solutions qui permettront de réinstaller une reprise aussi solide que possible des différentes activités économiques abandonnées depuis longtemps.

 

Droits de l’Homme au Bénin – Où en sommes nous?

Auteur: Réseau des Femmes Leaders pour le Bénin (RFLD) – Copyright 2020

Le Bénin est un pays de paix et un Etat de droit basé sur une démocratie constitutionnelle. En conséquence, il prône à travers sa constitution du 11 décembre 1990 l’égalité et l’équité à tous points de vue, respectant ainsi chaque citoyen dans sa dignité ainsi que dans ses droits et aspirations. Les articles 7, 8, 9 et 10 de la constitution béninoise présentent les droits humains comme un fondamental inaliénable de l’essence même de l’Etat. Ces dernières années, le Bénin a connu un déclin dans le respect des droits de l’homme. Si vous souhaitez connaître l’état actuel des droits de l’homme au Bénin, cet article est pour vous.

Les droits civils et politiques

Le respect des droits civils et politiques des béninois a été entaché au cours de ces dernières années par des remous politiques de divers ordres en rapport avec joutes électorales et animation de la vie politique au plan national. Nous pouvons noter entre autres la kyrielle d’événements malencontreux ayant jalonné les élections législatives d’Avril 2019. Il y eut plusieurs cas de violation des droits de l’Homme notamment le droit à la vie, le droit à l’intégrité physique, le droit à l’information et le droit à la liberté d’expression sous plusieurs formes. Il est tout de même à souligner que la loi n° 2019-39 du 07 novembre 2019 portant amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019 est venue à point nommé pour permettre la libération de plusieurs dizaines de béninois mis aux arrêts durant cette période.

Le droit à la vie

L’article 8 de la constitution béninoise stipule : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’État a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. A cet effet, il assure à ses citoyens l’égal accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi ».

Au regard de cette disposition, l’atteinte à la vie d’un individu sous quelque forme que ce soit est une violation grave des droits de l’Homme.

Au cours des cinq dernières années, les questions de droit à la vie ont été au cœur de plusieurs débats juridiques. Selon le rapport 2019 de la Commission Béninoise des Droits de l’Homme sur l’état des droits de l’homme au Bénin, plusieurs violations au droit à la vie ont été observées lors de diverses manifestations de protestation au cours de la période des élections législatives d’avril 2019. On note selon ce rapport quatre (04) morts dont un (01) à Kilibo, deux (02) à Cotonou et un (01) à Kandi. Outre ces cas de décès, nous notons dans ce rapport des exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires entre septembre et novembre 2019 dans les localités de Djidja, Abomey-calavi et Akassato.

Le droit à l’intégrité physique

Chaque citoyen béninois a droit à un traitement physique digne du nom et ceci en tous lieux et en toutes circonstances. Le droit à l’intégrité physique n’est souvent pas respecté et l’on observe parfois des heurts entre forces de l’ordre et populations ou parfois entre les populations elle-même. Pour preuve, les événements d’avril 2019 se sont soldés à Kilibo par une dizaine de forces de l’ordre blessés par les chasseurs locaux. Même si cela tend à être corrigé, plusieurs organisations de la société civile dénoncent les mauvais traitements infligés à des individus lors de leur interpellation par les forces de l’ordre ou durant les gardes à vue.

La situation dans les dix milieux carcéraux que comporte le Bénin est assez préoccupante avec à la clé les mauvais traitements infligés aux nouveaux détenus par les plus anciens. Dans son rapport publié en 2017, l’ordre des avocats du Bénin a qualifié d’inhumaines les conditions d’incarcération. On peut noter entre autres la surpopulation dans les prisons (9687 détenus en 2019), le manque d’hygiène et de soins médicaux, la recrudescence des maladies.

La liberté d’expression

La liberté d’expression au Bénin est une disposition fondamentale de la constitution en son article 23. En conséquence, ce droit ne peut être violé et chaque citoyen a le droit de s’exprimer librement, ceci dans le respect scrupuleux des textes et dispositions en vigueur. Toutefois, l’adoption de la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant code du numérique au Bénin est perçu aujourd’hui comme un instrument de musellement de la population et de certaines catégories professionnelles notamment les hommes des médias. Pour cause, cette loi a été à la base de 17 arrestations en moins de deux ans.

Les cas les plus évocateurs sont ceux des journalistes Ignace SOSSSOU et Aristide FASSINOU qui ont défrayé la chronique. Aussi, la constitution béninoise prévoit en son article 24 la liberté de la presse à tous égards. Pourtant, la radio Soleil Fm a fait l’objet en 2019 de brouillage de signal et d’arrêt d’émission sur le territoire national. De plus, il est à noter durant cette même période l’interdiction de parution du quotidien béninois ‘’La nouvelle tribune’’ et de nombreuses autres actions isolées portant atteinte à la liberté de la presse qui ont fait réagir plusieurs organismes internationaux tels que Amnesty International.

Les droits sociaux et culturels

Il est du rôle régalien de l’Etat d’assurer le bien-être et la sécurité de chaque béninois à travers la mise en place de mécanismes permettant à chacun de s’épanouir tant au sein de sa communauté que de l’ensemble du pays. Malgré les multiples efforts des gouvernants à divers niveaux et des organisations de la société civile, force est de constater plusieurs manquements quant aux droits sociaux et culturels.

Le droit à la santé

Les différentes violations de ce droit se résument essentiellement au manque d’infrastructures de qualité pour les soins des populations, aux conditions inappropriées de traitement des personnes victimes d’accident de circulation admis aux services d’urgence qui parfois meurent faute de moyens financiers, l’absence d’une assurance maladie pour chaque béninois, l’insuffisance de personnels qualifiés, l’inaccessibilité de certaines formations sanitaires et surtout leur faible couverture géographique dans le centre et le nord après les mesures de fermeture  de celles qui ne sont pas en règle. L’une des pratiques fréquentes en milieu hospitalier relevant d’une violation au droit à la santé est la stigmatisation de certaines personnes malades et de populations vulnérables telles que les femmes, les étrangers ou encore les personnes en situation difficile.

Le droit à l’éducation

Le Bénin s’évertue depuis quelques années à atteindre le 4ème Objectif de Développement Durable (ODD) « Accès à une éducation de qualité » à travers plusieurs réformes. Nonobstant cette volonté manifeste de voir ce secteur encore plus reluisant, il subsiste encore des cas de violation du droit à l’éducation. Au nombre de ceux-ci, se trouvent l’insuffisance du budget alloué au secteur, l’insuffisance d’infrastructures scolaires et la vétusté de l’existant, le manque d’enseignants qualifiés.

Il est à noter aussi l’inadéquation formation-emploi qui donne lieu à une augmentation du taux de chômage surtout au sein de la jeunesse. S’il est vrai que depuis quelques années l’accès à l’éducation est rendu gratuit surtout pour les filles, une frange de cette population demeure non scolarisée. Aussi, on assiste à une déscolarisation des filles pour des raisons de mariage forcé ou des raisons de précarité économique des parents.

Droits des femmes et des filles

Longtemps considérée comme le sexe faible, la gente féminine a connu durant plusieurs années des conditions de vie peu reluisantes au Bénin. En dépit des nombreux efforts consentis par divers organismes tant nationaux qu’internationaux, les femmes et les filles continuent de voir plusieurs de leurs droits être violés.

Dans cette longue liste, il importe de retenir : la non application réelle du protocole de Maputo portant droits des femmes en Afrique pourtant ratifié par le Bénin, les multiples violences physiques psychiques et verbales, les mariages forcés, les mutilations génitales, les abus sexuels, les difficultés d’accès à la terre, à une justice équitable, la faible représentativité des femmes au sein des institutions de la république malgré l’adoption de la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 favorisant l’amélioration de la représentation du peuple par les femmes.

Droit de l’enfant

Le Bénin attache du prix à la protection de l’enfance dans tous les domaines. Plusieurs documents internationaux ont été ratifiés, au nombre desquels nous pouvons citer la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que la Convention relative aux droits de l’enfant. Malgré ces documents auxquels s’ajoute le Code Pénal et ses nombreuses dispositions visant à protéger les enfants, les cas de violation de leurs droits sont légion.

Des violences sexuelles au trafic des enfants, en passant par les dommages corporels, les infanticides des enfants dits sorciers et les mariages précoces, l’enfance béninoise continue de souffrir le martyre. L’un des cas de maltraitance infantile le plus frappant en 2020 est celui d’un enfant qui a été forcé par sa marâtre à manger des excréments humains après avoir été maltraité de diverses manières.

Sanctions dues à la violation des droits de l’Homme

Au Bénin, plusieurs sanctions sont applicables à toute personne qui a été reconnue coupable de violation des droits de l’Homme. Les différents documents et outils nationaux comme internationaux traitant des questions de violation des droits humains prévoient des amendes de deux cent mille à plusieurs millions de Francs CFA et de 1 mois à plusieurs années d’emprisonnement selon la gravité de la violence commise.

Toutefois, il importe de sensibiliser davantage les populations pour permettre à tous une meilleure compréhension de la question de droits de l’Homme. Nous appelons le Gouvernement à faire de grands efforts pour maintenir ses citoyens dans la paix et la quiétude et il importe à juste titre que chaque béninois (quel que soit son rang) devienne un agent de paix depuis sa communauté de base.

Communiqué RFLD – CIVICUS on Human Rights and Civic Space

Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) in collaboration with CIVICUS will conduct a Regional Capacity Building Activities on Human Rights and Civic Space to increase the capacity of CSOs to engage with African Union mechanisms. RFLD and CIVICUS are firmly committed to promoting human rights and media freedom.

The training will update, familiarize, and equip civil society groups, bloggers, and journalists through advocacy (submission of public statements before the African Commission and ACERWC Sessions and formal submissions to the Conference of State Parties of the Kampala Convention), submission of complaints, litigation or the use of special mechanisms to address particular human rights violations. 

The specific goals of the activities are to : (1) Increasing women’s rights and youth activists, HRDs and journalists knowledge of the operations of the African Commission to enhance their ability to demand protection and promotion of their rights at national level; (2) Supporting organizations and individuals in their countries to take up cases before the African Commission and link with other groups working on litigation before the African Court; (3) Understanding the operations of the African Union, its human rights mechanisms, and to understand the relevance of developments at these mechanisms for national human rights regimes and the public.

The activities to be conducted are:

(1) Training Workshop for civil society organizations on understanding AU human rights system and mechanisms;

(2) Training Workshop with media actors to understand application of regional instruments;

(3) Interactive Webinar on Human Rights Dialogue (Guest : Hon. Rémy Ngoy Lumbu, ACHPR Vice-President, Special Rapporteur on Human Rights Defenders and Focal Point on reprisals in Africa).

For more information, please contact RFLD Secretariat at admin@rflgd.org or +22962537480

Paul Mulindwa, Advocacy and Campaigns Officer – CIVICUS at paul.mulindwa@civicus.org

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