DROITS DE L’HOMME

Les organisations de la société civile (OSC) ont joué un rôle essentiel dans le développement et la formation du système des droits de l’homme de l’UA. Malgré ces premières contributions, l’espace de fonctionnement de la société civile est menacé par diverses décisions politiques et politiques visant à restreindre, rétrécir et saper la capacité des citoyens à faire valoir leurs droits contre l’État. Les États parties ont renoncé à leur rôle de mettre en œuvre et d’intégrer les diverses dispositions des traités relatifs aux droits de l’homme. Les groupes vulnérables et marginalisés continuent d’avoir peu accès à la protection de la loi, malgré l’existence d’instruments régionaux consacrant les droits fondamentaux. Les femmes, les réfugiés, les migrants et les personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) continuent de se heurter à des obstacles structurels, administratifs et juridiques à la pleine jouissance de leurs droits. Les institutions chargées de protéger ces droits au niveau sous-régional sont également limitées par le manque de coordination et des dispositions restrictives en matière d’accès individuel, entre autres facteurs inhibiteurs.

A travers ces initiatives, le RFLD fournit des opportunités d’accroître le rôle que jouent les OSC dans la promotion et la protection des droits de l’homme, notamment l’intérêt croissant des OSC pour les mécanismes régionaux des droits de l’homme et la manière dont ils peuvent être utilisés efficacement. Ces mécanismes, dont la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Commission africaine) et le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant (ACERWC), sont ouverts à la participation de la société civile. Cependant, le RFLD collabore avec la société civile pour améliorer significativement leur participation afin de garantir que ces mécanismes aient un plus grand impact aux niveaux régional, sous-régional, national et local.

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement à travers ses actions cherche à interagir avec les gouvernements africains d’intégrer des normes internationales en matière de droits humains dans leurs actions décisionnelles quant à l’élaboration des politiques.

S’appuyant sur le plaidoyer comme mode de demande et en soumettant des interventions juridiques équitables pour minimiser les impacts négatifs que les lois issues de la politisation à outrance de l’appareil judiciaire ont eus sur les droits de l’homme et l’état de droit.