Droits Sexuels et Reproductifs au Togo et au Niger : le RFLD en parle

Droits de santé sexuelle et reproductifs au Togo

La société togolaise tout comme celle africaine exclut généralement la jeune fille ou le jeune garçon du débat sur la sexualité quelle que soit la forme. Ce constat résulte des appréhensions des parents à conduire leurs enfants à la déviance. Cette prétendue préservation prévaut dans un contexte où même les parents sont sous informés sur les questions de la santé sexuelle et reproductive. A chaque étape de leur vie, les femmes et les couples doivent avoir accès à des services de santé pour bien vivre et comprendre leur sexualité. Dès l’adolescence, les jeunes doivent s’informer sur leur droit, les méthodes de contraception, les maladies sexuellement transmissibles et les services de santé disponibles.

Malheureusement, en absence de technique de riposte et de prise en charge de qualité des jeunes sur les questions relatives à leur sexualité, la précocité des relations sexuelles expose plusieurs jeunes aux risques de grossesses non désirées, aux infections sexuellement transmissibles dont le VIH et aux avortements clandestins. Cette précocité faisant couler beaucoup d’encres et de salives dans la plupart des pays de l’Afrique notamment au Togo et au Niger a permis à plusieurs partenaires de mesurer la portée en changeant leurs approches et stratégies programmatiques dans le but de faire avancer la santé sexuelle et reproductive des jeunes dans leurs programmes d’actions. Ce changement au Togo vient en effet en appui à cette dynamique impulsée par plusieurs gouvernements mais qui se sont avérées peu productives.

  • Quels sont alors les opportunités et les défis pour la poursuite et l’accélération des changements initiés en faveur des jeunes ?
  • Les réponses à ces interrogations aboutiront à l’élaboration de plusieurs recommandations pour une amélioration durable du droit de la santé sexuelle et reproductive des adolescentes au Togo et au Niger.

Etat des lieux au Togo

En Afrique de l’Ouest et plus précisément au Togo, plus de la moitié de la population a moins de 25 ans. Cette population jeune souffre d’un manque criard d’accès à des informations fiables et à des services de soins adaptés, facilement accessibles. Ces lacunes sont étroitement liées à la persistance de tabous, de croyances religieuses et de certaines pratiques culturelles vétustes de longues années. Il s’agit de lutter contre les Infections sexuellement transmissibles (dont le VIH), les avortements non sécurisés, les grossesses précoces, et les violences basées sur le genre : des risques auxquels les jeunes filles et femmes sont davantage exposées. Les adolescents et jeunes filles ont besoin d’une bonne prise en charge. Si les pays ont ratifié des traités internationaux relatifs aux droits et à la santé sexuelle et reproductive, l’application au Togo pose d’énormes problèmes dans sa globalité. Les gouvernants en charge des politiques ne s’approprient pas suffisamment ces questions.

Malgré que la loi reconnaisse que le droit de la personne à la santé de la reproduction est un droit humain, inviolable, universel inaliénable et imprescriptible et que tout individu a le droit de jouir du meilleur état de santé qu’il est possible d’atteindre (confère article6,7 et 8), les pouvoirs togolais ont tendance à se débarrasser de leurs responsabilités.L’abus sexuel au Togo fait partie des maux qui minent la stabilité du pays. Depuis plusieurs années, le contexte économique et socio-politique engendre une destruction des indicateurs sociaux de base : Baisse de la scolarisation, hausse de la mortalité infantile, augmentation de l’insécurité, augmentation des enfants travailleurs. Dans de nombreux cas, les adolescents se retrouvent entre les mains de personnes mal intentionnées et subissent toutes sortes de violences psychologiques et sexuelles physiques.

Les défis

Les conséquences de la pandémie du COVID19 sont désastreuses pour les jeunes, qui perçoivent leurs droits et leurs choix considérablement réduits par la le manque d’accès à l’éducation, à l’emploi, et aux services essentiels, notamment aux services de santé sexuelle et reproductive. Les jeunes filles et les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables.

Santé sexuelle et avenir des jeunes : quelle relation ?

Ils doivent pouvoir être libres de choisir leur partenaire, de se marier ou non et d’avoir ou non des enfants. Malheureusement aujourd’hui, une fille mineure sur trois se marie sans son consentement et des plusieurs centaines de milles d’adolescents deviennent mères chaque année. Une femme doit pouvoir choisir d’interrompre une grossesse si cette grossesse n’est désirée ou au contraire de l’amener à terme dans de bonnes conditions pour elle et son bébé. Mais près d’un million de femmes au Togo n’ont pas accès aux méthodes de contraception efficace. Résultat, une grossesse sur dix  se termine par un avortement non médicalisé ce qui entraine le décès de 47 milles femmes chaque année.

Un continuum de soin efficace doit favoriser le droit et l’accès équitable à des services de santé de qualité, mais des millions de femmes en sont privées parce que certains gouvernements leur interdisent ou parce qu’elles n’en ont pas les moyens ou simplement parce que les centres de santé sont trop éloignés ou non adaptés. Un accès universel à la contraception permettrait de réduire de plus de 2/3 le nombre de grossesse non désirées et d’avortement à risque. Si le droit des femmes était respecté elles seraient moins exposées aux risques de transmissions du VIH, leur taux d’infection étant deux fois plus élevé que celui des hommes. Les femmes et les adolescents émancipés sont à même d’exercer leur droit et d’agir sur leurs vies, ont plus de chance de poursuivre leurs études, de mener une carrière professionnelle et de participer à la vie publique mais aussi d’investir dans la santé et l’éducation de leurs propres filles ce qui contribue à diminuer les inégalités de genre

Le cadre juridique et institutionnel :

Au Togo, les indicateurs de droits à la santé sexuelle et reproductive restent préoccupants. Les défis de santé liés à la santé sexuelle et reproductive représentent ainsi une problématique majeure de par leur prévalence. Chez les jeunes et les adolescentes en particulier, l’amélioration de l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive est un enjeu stratégique. Dans le but de renforcer  les actions des acteurs de développement au Togo en matière de Droit de la Santé sexuelle et de la Reproduction afin qu’il y ait au sein des communautés des changements de comportement en la matière, le Togo dispose depuis 2007 des lois et des sanctions auxquelles s’exposent tous contrevenants. Il s’agit du code de l’enfant au Togo. Ce code définit l’enfant comme tout être humain âgé de moins de 18ans. Punit sévèrement toute personne coupable d’acte d’inceste, de pédophilie, ou d’abus sexuel sur un adolescent (e). La première chose qui frappe donc à l’œil au regard du code de l’enfant c’est l’abus sexuel. A en croire l’article 396, constitue un abus sexuel sur une adolescente ou un mineur le fait, par tout individu en situation de puissance ou de confiance ou par toute personne à l’égard de qui l’enfant est en situation de faiblesse ou de dépendance, de soumettre celui-ci à des contacts sexuels. Au Togo, l’abus sexuel commis sur un enfant est puni de un à cinq ans d’emprisonnement.

Politiques et lois sur les droits de santé sexuelle et de la reproduction au Niger :

Les barrières socioculturelles et le fait que la santé sexuelle des jeunes soit considérée comme un sujet hautement tabou au Niger rend difficiles toutes discussions et tous débats sur la sexualité et  crée par conséquent des obstacles à son éradication quand bien même qu’il existe des lois qui condamnent cet état de chose. Ceci dit, l’existence de lois et des traités en faveur des jeunes filles et des femmes ne signifie pas qu’ils sont appliqués. Mais, même s’il existe des carences, le paysage législatif et politique regorge d’éléments importants sur lesquels se baser pour influencer la prise en compte de la santé sexuelle et reproductive des jeunes. Cependant, le niveau de connaissance des lois et du cadre législatif par les instances sommées de les faire appliquer ou même par les populations censées respecter reste très faible. Une des preuves de cette faible applicabilité et de l’incohérence législative au Niger, est celle des victimes d’abus sexuels qui sont astreintes une somme relativement élevée avant d’obtenir le certificat médical, pièce maitresse pour enclencher le processus de dépôt de plainte.

Recommandations

À l’heure où les communautés cherche à mieux se reconstruire, nous nous devons d’assurer l’accès prioritaire des jeunes à l’éducation et aux services dont ils ont besoin pour réaliser leur plein potentiel. Il est essentiel que toutes les générations travaillent ensemble et main dans la main. Ensemble les défis seront relevés pour véritablement aider les jeunes à bâtir un avenir plus inclusif et durable pour tous. Et pour ça, l’éducation complète à la sexualité est une arme sûre. En effet, l’éducation à la sexualité permettra d’enseigner la sexualité sans discrimination ni tabous, en fonction de l’âge, sans jugement de valeur et sur des bases scientifiques.

Il s’agit d’une thématique très importante, que ce soit dans le milieu scolaire ou en dehors : tous les jeunes en ont véritablement besoin. Elle répond en réalité à des préoccupations liées à la santé des adolescentes et des jeunes, à la lutte contre les violences basées sur le genre et à la prévention des grossesses non désirées.

  • Les Etats Togolais et Nigérien devraient prendre en compte ces questions dans les curricula scolaires et reconnaître le volet communautaire, un volet extrêmement important. De façon plus large, il importe de communier les efforts sur tous les fronts et dans la durée, notamment de sortir de l’approche projet pour mettre les acteurs au centre des processus des changements visés.
  • La première chose serait alors de donner la parole aux jeunes, afin qu’ils puissent mieux s’exprimer sur leurs défis quotidiens et participer ainsi à l’élaboration des mesures qui les concernent.La plupart des résultats escomptés seront atteints voire dépassés.
  • Les jeunes eux-mêmes, les leaders religieux, ainsi que les parents, et les autorités locales estimeront avoir pris conscience de l’importance de certaines valeurs, comme le respect mutuel entre hommes et femmes.
  • Accentuer les dispositifs de formation « en cascade » relatifs au module Violences de genre en milieu scolaire tout en facilitant aux inspecteurs d’éducation, afin de permettre une bonne intégration d’autres acteurs qui n’étaient pas forcément présents dès le début du processus. Ce qui permettra par la suite d’élargir le concept de non-violence à travers les acteurs enseignants et non enseignants.
  • Appuyer l’adaptation des centres de santé existants aux besoins des jeunes adolescents c’est-à-dire tenir compte du personnel dédié, l’horaire adapté, l’espace réservé.
  • S’assurer également avec les jeunes et les adolescentes que les lois en vigueur à l’égard de leur santé sexuelle et reproductive sont appliquées sur le terrain et répondent efficacement à leurs besoins.

Leadership des Femmes dans les Instances de Decisions

L’ Association Nationale des Communes du Bénin a reçu en audience ce matin à son siège une délégation du Réseau des femmes leaders pour le développement.



L’objectif de cette audience était pour l’équipe du RFLD de présenter au Directeur Exécutif de l’ANCB représentant le Président Luc Atrokpo « le Projet Tous pour le Protocole de MAPUTO » initié à travers EQUALITY NOW et financé par l’Agence Suédoise de Développement et de Coopération Internationale (SIDA).



La délégation a saisi l’occasion pour faire quelques doléances et transmettre à l’ANCB le Manuel de Formation intitulé TOUS POUR LE PROTOCOLE DE MAPUTO et un magazine récapitulatif des activités déjà mises en oeuvre dans le cadre dudit Projet.



Notons que cette séance de travail a permis au Directeur Exécutif de l’ANCB de mieux s’informer sur les activités de Solidarity for African Women’s Rights (SOAWR) et du RFLD et d’explorer ensemble avec la délégation reçue, les différentes collaboration ou partenariats possibles pour de meilleures résultats en ce qui concerne le changement de la condition féminine.

Manuel du RFLD sur la Justice Economique des Femmes

Nous vous invitons à télécharger le Manuel du RFLD sur la Justice Economique des Femmes.

Urgent Action Fund Africa (UAF Africa) a accordé une subvention au Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) pour la mise en place d’une politique économique inclusive ; des systèmes renforcés de soutien aux femmes ; un meilleur accès au travail décent, aux moyens de production, et à la protection sociale ; ainsi que la reconnaissance, la redistribution et la réduction du travail de soins.

Formation des Femmes au Google Digital Skills

Cette formation sur le Google digital skills initiée au profit des femmes africaines et organisée par ImpactHer en collaboration avec le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) est une opportunité inédite offerte aux différentes parties prenantes de plusieurs secteurs, à savoir la société civile notamment les femmes d’échanger sur les défis et les problèmes qui se posent à la gestion, au développement et à leur plein épanouissement.

Lorsque nous voyons l’internet tel qu’il est comme un outil de développement pratique visant à faire du monde un village planétaire, l’on se rend compte qu’une formation pour avoir une bonne maîtrise de comment il fonctionne, comment il faut l’utiliser pour qu’il nous profite est inéluctable.

Nous saluons également les efforts entamés par les autorités locales pour l’émancipation des femmes, leur autonomisation et une bonne représentativité de celles-ci au niveau des instances de décision. En même temps, nous soulignons que des efforts supplémentaires seront nécessaires pour l’atteinte efficace de ces objectifs. La présente formation est donc d’une grande importance pour toutes les femmes du secteur de la société civile en ce sens qu’elle leur permettra effectivement de se former au numérique afin de mieux se positionner ou positionner leurs entreprises en s’appuyant sur l’espace numérique.

La série de formation que nous organisons du 04 au 15 octobre 2021 et qui sera virtuelle à travers YouTube poursuit plusieurs objectifs :

1- Doter les femmes des compétences numériques requises afin qu’elles puissent mieux faire face aux nouvelles opportunités économiques dans une société violemment concurrentielle tout en se positionnant également pour créer des entreprises évolutives dans l’espace numérique.

2- Donner aux participantes des possibilités de gagner des sites web gratuits pour leurs entreprises. Lesquels sites webs qui leurs permettront d’élargir la clientèle de leurs entreprises et par ricochet leurs revenus.

3- Les participantes à cette formation auront également la chance d’être certifiées par Google, ImpactHER et RFLD.

Dans le but de véritablement outiller les participantes dans une approche transversale, plusieurs thèmes ont été prévus : il s’agit notamment de comment :

1- Construire sa marque et la vendre en ligne

  1. Créer un plan Marketing Digital
  2. Développer son activité en ligne à l’aide des outils marketing et des médias sociaux
  3. Ouvrir un compte Google My Business
  4. Développer son entreprise grâce aux données et aux statistiques
  5. Créez sa stratégie Marketing Digital
  6. Intégrer Google Workspace dans son entreprise
  7. Rester productif en ligne

Pour s’inscrire à cette formation, cliquez sur le lien ci-dessous.

Protocole d’Accord entre UAF Afrique et RFLD pour promouvoir la protection des droits économiques et financiers des femmes

Urgent Action Fund Africa (UAF Africa) a accordé une subvention au Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) pour la mise en place d’une politique économique inclusive ; des systèmes renforcés de soutien aux femmes ; un meilleur accès au travail décent, aux moyens de production, et à la protection sociale ; ainsi que la reconnaissance, la redistribution et la réduction du travail de soins.

UAF Africa et RFLD investissent dans la promotion des économies inclusives, des programmes macro-économiques féministes, et des solutions féministes (alternatives), ainsi que dans des solutions écologiques et économiques centrées sur les populations.

Le travail de UAF Afrique en matière de justice économique pour les femmes se fonde sur la philosophie qui soutient que lorsque les femmes ont un accès égal et libre aux ressources, aux opportunités, aux marchés et aux innovations, elles peuvent de façon continue accroitre et tirer parti de leur capital intellectuel, social, politique et économique ainsi que leur productivité et leur production. Par conséquent, ces femmes et filles, et tous ceux sont autour d’elles, vivent dans la dignité. 

Il est à rappeler que RFLD est une organisation à but non lucratif dont la vision est de bâtir une coopération de partenariat effectif de développement à travers l’implication des acteurs étatiques et non étatiques pour promouvoir et protéger les droits des jeunes et femmes, et garantir une participation dans les sphères de décisions.

Pour toute information, veuillez contacter le Secrétariat du RFLD à admin@rflgd.org ou +22962537480

Visitez nos plateformes:

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L’ANCB se mobilise dans le cadre du développement de la stratégie égalité de genre au Bénin

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans le cadre de la promotion et la protection des droits des femmes au niveau local et central, l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) organise un atelier de consultation des parties prenantes à travers les Partenariats Municipaux pour l’Innovation – Femmes en Politique Locale (PMI-FPL).

La consultation se tient à l’hôtel GANNA de Grand Popo ce Mardi 24 Août 2021. Cette consultation est le fruit d’un partenariat avec la Fédération Canadienne des Municipalités (FCM) pour améliorer la qualité de vie des femmes et des filles surtout celles issues des groupes marginalisés.

Sur Invitation de  l’ANCB, Madame AGUEH Dossi Sekonnou Gloria, Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) participe à cette consultation des parties prenantes.

Rappellons que la loi 2019-40 du 07 novembre 2019, portant révision de la loi 90-32 du 11 décembre 1990 portant constitution de la République du Bénin en son article 26 dispose que « l’homme et la femme sont égaux en droit. Toutefois, la loi peut fixer des dispositions spéciales d’amélioration de la représentation du peuple par les femmes. ». Le nouveau code électoral du Bénin en son article 145 stipule que chaque parti politique désireux de prendre part aux élections, devra présenter une liste comprenant « un nombre de candidats égal à celui des sièges à pourvoir dont une femme et sa suppléante spécialement présentées au titre de sièges réservés».

Avancées actuelles au Bénin en matière de promotion de Genre

1. Création de l’Institut National pour la Promotion de la Femme (INPF)

2. Vote de lois sur la participation politique des hommes et des femmes dans le processus électoral

3. Charte d’éthique homme/femme en politique au Bénin : Amélioration de l’équilibre représentatif entre homme et femme sur les listes électorales

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Secrétariat RFLD à admin@rflgd.org ou +22962537480

 Site Web RFLD : www.rflgd.org

Site Web ANCB : www.ancb.bj

Cellule de Communication du RFLD

Participation des Femmes à la gouvernance, aux questions sociales et culturelles par le biais du plaidoyer et de l’élaboration des politiques : Accent sur le Protocole de Maputo

Par Gloria Dossi Sekonnou AGUEH – Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) / Le RFLD est Membre de la Coalition de Solidarité des Femmes Africaines (SOAWR)

En reconnaissance du rôle des femmes dans la démocratie, les États membres de l’Union africaine ont adopté des cadres normatifs et institutionnels qui exigent des États membres qu’ils renforcent la participation des femmes à la démocratie, à la gouvernance et à la prise de décision. Ces cadres normatifs comprennent la Charte de la jeunesse adoptée en 2006, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (1990), la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (ACDEG) (2007), la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981), l’Acte constitutif de l’UA (2002), l’Agenda 2030, l’Agenda 2063 et le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, plus connu sous le nom de Protocole de Maputo.

L’accent particulier de tous ces cadres normatifs est sur le Protocole de Maputo.

Tous ces instruments engendrent des droits, des devoirs et des libertés qui renforcent la participation significative des femmes aux questions qui concernent leur bien-être, leurs aspirations, la démocratie et la gouvernance. L’un des principaux facteurs d’influence sur la paix et la sécurité ainsi que sur les droits des femmes sur le continent africain est la sécurité humaine. La sécurité des personnes doit être non seulement assurée et maintenue, mais aussi pérennisée. Rappelons que les femmes représentent plus de 55% de la population africaine et jouent un rôle clé dans les espaces publics et privés. Elles sont les gardiennes de la culture dans toutes les communautés.

L’intégration régionale transformationnelle exige que les processus d’établissement d’un développement inclusif et durable soient ancrés dans une gouvernance efficace, efficiente et responsable. Une telle gouvernance démocratique implique que les citoyens puissent devenir les moteurs et les propriétaires de leur propre développement. Il est urgent d’approfondir l’identité partagée, l’unité, l’intégration, la solidarité, la confiance en soi, l’autonomie collective et le respect de soi, autant d’éléments qui contribuent à la cohésion et à la paix durable. Des communautés capables, réactives, responsables et démocratiques engendrent une culture des valeurs et un leadership et des structures basés sur la performance.

Ces communautés disposent de la légitimité et de l’autorité requises, ce qui laisse moins de place aux bouleversements sociaux et aux rébellions nées du mécontentement, de la marginalisation et de l’exclusion. Les gouvernements devraient également renforcer la gestion constructive de la diversité, par le biais de l’engagement et de l’autonomisation des jeunes : politiques linguistiques spécifiques et meilleures pratiques culturelles innovantes, en tant qu’outils de gestion de la diversité et de l’inclusion.

Les femmes et les jeunes ont droit à la participation, à la liberté, à la protection, à l’accès, à la sécurité, ainsi qu’à la protection et aux droits des personnes handicapées. Les pouvoirs publics ont la responsabilité de créer un environnement propice au développement de la jeunesse, en tenant compte des besoins minimaux des jeunes.

Les domaines dans lesquels nous conseillons d’interagir avec les femmes et jeunes sont les suivants : entreprenariat et autonomie financière, implication des jeunes dans la bonne gouvernance et la protection de l’environnement, sensibilisation à l’éducation et à la culture de la paix. N’oublions pas que les défis les plus courants pour les femmes et les jeunes sont : la mobilisation des ressources, l’instrumentalisation des jeunes dans les conflits, les problèmes de mobilisation des jeunes.

En fait, les communautés africaines présentent des différences culturelles minimes, car elles ont une société étroitement liée, qui partage beaucoup de choses en commun et se marie entre elles, ce qui intègre de nombreuses valeurs culturelles dans les différents systèmes tribaux. Les femmes, en vertu de leur importance dans la famille, le secteur productif et les rôles communautaires, peuvent avoir un impact énorme si elles sont utilisées comme un véhicule pour transmettre et éduquer davantage la population et les membres de la famille immédiate sur le concept et les idéaux d’une démocratie appropriée.

Les nouveaux défis qui se présentent actuellement sont : 1) la prise de mesures appropriées pour assurer la représentation des femmes dans les instances de décision à tous les niveaux ; 2) la plus grande implication des femmes dans les organisations politiques et militantes, le renforcement des capacités des femmes en politique (communication en politique, gouvernance, leadership) ; 3) la mobilisation des ressources financières allouées à la promotion du genre. Une fois cet axe trilatéral couvert, il sera plus évident que la promotion et l’inclusion des femmes deviendront une réalité en Afrique.

Bien qu’à un rythme lent, il y a une dynamique vers un environnement politique transformateur qui incarne les principes clés des instruments internationaux et régionaux sur l’égalité des sexes et informe ainsi les priorités politiques et de développement de l’Afrique. Plus précisément, le rôle central des femmes et la nécessité d’assurer leur pleine et égale participation dans tous les domaines sont reflétés dans un certain nombre d’instruments, tant internationaux que régionaux.

5 Militantes Ouest-Africaines des Droits des Femmes que vous devriez connaître – EQUALITY NOW

Equality Now a le privilège de s’associer à des militantes des droits des femmes du monde entier. À travers une série de blogs,  Equality Now partage avec vous leurs perspectives et défis uniques en faveur du changement dans leurs communautés. Tout d’abord : l’Afrique de l’Ouest, où Equality Now a discuté avec cinq militantes du Togo, Benin, The Gambia, Guinea Conakry, and Burkina Faso

Notre organisation (Réseau des Femmes Leaders pour le Développement) est fière d’être partenaire de Equality Now en Afrique de l’Ouest Francophone. Notre Présidente Mme AGUEH Dossi Sekonnou Gloria fait partie des Cinq Activistes.

Grâce à l’interview d’Equality Now menée en Afrique de l’Ouest, vous découvrirez ce que RFLD fait dans la région et comment nos activités ont un impact sur la région.

Cliquez ici: https://www.equalitynow.org/west_africa_activist_blog

Pour une future collaboration avec nous, veuillez contacter le Secrétariat RFLD à admin@rflgd.org ou +22962537480 – Site Web RFLD : www.rflgd.org

Une délégation de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) rend une visite de courtoisie à la Présidente du RFLD

Une délégation de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) a rendu dans la matinée de ce vendredi 06 Août 2021 une visite de courtoisie à la Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD).

La délégation conduite de main de maître par la Coordonnatrice Nationale Pays–PMI–WILL de l’ANCB, Madame Noëlie AÏDJI, a, au cours de cette tête-à-tête avec Madame AGUEH Dossi Sekonnou Gloria, Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD), profité de l’occasion pour s’imprégner du modus operandi du  RFLD, de ses actions, missions et objectifs.

C’était également une occasion pour AGUEH Dossi Sekonnou Gloria et son hôte d’échanger sur certaines questions d’intérêt général, une occasion qui a d’ailleurs permis à la Coordinatrice Nationale Pays PMI–WILL de l’ANCB de mieux connaître la position du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) en ce qui concerne la cause féminine, les obstacles, les opportunités et les perspectives en matière de promotion du leadership politique des femmes au niveau communal.

La Présidente du RFLD a sans ambages mis l’accent sur le niveau de participation des femmes dans le processus politique et dans les sphères de décisions, l’inclusion de celles-ci dans le jeu démocratique, et l’intégration des compétences en approche genre pour un développement effectif à la base.

Sous  la férule de Madame Noëlie AÏDJI, la délégation de l’ANCB a au cours des échanges  mis l’accent sur le rôle que les femmes doivent cependant jouer en termes d’interaction avec les institutions, que ce soit au niveau central ou local. Il est lucide de reconnaître dans ses dits que les missions de l’ANCB consistent à renforcer la décentralisation en promouvant le développement local durable.

Il sied donc de rappeler  que la vision du RFLD est de bâtir une coopération de partenariat effectif de développement à travers l’implication des acteurs étatiques et non étatiques pour promouvoir et protéger les droits des jeunes filles et femmes, afin de garantir une participation effective de celles-ci dans les sphères de décisions.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Secrétariat RFLD à admin@rflgd.org ou +22962537480


Site Web RFLD : www.rflgd.org l Site Web ANCB : www.ancb.bj

Cellule de Communication du RFLD

Impact sur les Bénéficiaires – TOUS POUR LE PROTOCOLE DE MAPUTO

 
TÉMOIGNAGES DE QUELQUES BÉNÉFICIAIRES DU PROJET « TOUS POUR LE PROTOCOLE DE MAPUTO »
 
Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD)  grâce à une subvention exécute depuis Avril au Bénin un Projet intitulé « TOUS POUR LE PROTOCOLE DE MAPUTO ».
 
Ce projet est possible grâce au soutien financier de l’Agence Suédoise de Développement et de Coopération Internationale (SIDA) à travers EQUALITY NOW. Rappelons que RFLD est Membre de la Coalition de Solidarité pour les Droits des Femmes Africaines (SOAWR), une Coalition sous la direction de EQUALITY NOW.
 
De Avril 2021 jusqu’à Juillet 2021, l’Equipe du RFLD s’est rendue dans 4 départements du Bénin notamment : Ouémé – Plateau – Zou – Collines. A ce jour, 100 femmes ont déjà bénéficié des activités de ce projet qui encouragent la Participation des Femmes au Processus Politique et aux Instances de Prise de Décisions.
 
Notre équipe a recueilli des témoignages de quelques bénéficiaires.
 
Cliquez le document ci-joint pour lire quelques Témoignages des Bénéficiaires.