Campagne de l’ONG RFLD pour mettre fin à l’harcèlement sexuel en Afrique de l’Ouest Francophone

Harcèlement sexuel : Que retenir ?

Quelles dispositions légales ?

RFLD mène une campagne actuellement sur la lutte contre le harcèlement sexuel. Nous vous invitons à aller à la découverte du cas de ces pays suivants : Mali, Bénin, Burkina Faso, et la Côte d’Ivoire.

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Le harcèlement sexuel dans la plupart des cas se définit comme le fait d’imposer à une personne, (femme dans le cas d’espèce)  des propos ou des propositions à connotation sexuelle de manière répétée sans qu’elle ne soit d’accord. Il s’agit des insultes ou des gestes obscènes qui portent  atteinte à la dignité de la personne en l’humiliant, en l’intimidant ou en la blessant. Subir ces gestes ou ces paroles peut entrainer de grandes douleurs morales comme la peur, se sentir triste, sale et dégoutant.  En Afrique et plus précisément  l’Afrique francophone, c’est un délit interdit par la loi et qui peut être punie par la prison.

Que de fois n’avons-nous pas entendus des enseignants et patrons indélicats parler en ses termes de leurs élèves / étudiantes / apprenantes / employé de qui ils pensent obtenir sans condition des faveurs à caractère sexuel.

Le refus de leurs avances par ses filles / femmes conduit le plus souvent au phénomène de harcèlement sexuel. Cependant en absence de certaines statistiques fiables et officielles, certains pays africains nient l’existence de ce phénomène. Et pourtant le harcèlement sexuel est une triste réalité qui continue de semer d’énormes dégâts.

CAS DU MALI

Connue  comme une violation fondée sur des rapports des dominations et d’intimidation qui peuvent  se produire non seulement sur le lieu de travail, mais aussi dans tous autres lieux, le harcèlement sexuel au Mali fait aussi office de répression.  Dans ce pays d’environs de dix-neuf-mille soixante-six-millions d’habitants dont la majorité est constituée de femmes, le harcèlement sexuel se manifeste  notamment par des promesses de récompenses implicites ou explicites faites dans le but d’obtenir un accord quant à une demande de caractère sexuel. Des menaces de représailles implicites ou explicitent  qu’elles se concrétisent  ou non faites dans le but d’obtenir  un accord quant à une demande de caractère sexuel ou faites à la suite d’un refus d’acquiescer à une telle demande ; des remarques ou des comportements à connotation sexuelle qui peuvent raisonnablement être perçus comme créant un environnement négatif d’étude ou de travail. Au Mali, ce sujet demeure un tabou au point d’être considéré au même titre que les simples violences basées sur le genre, simplement du fait que les principales victimes ont pour la plupart du temps peur de donner de la voix. Une seule raison justifie cette réticence : la peur d’être dénigrée par la société ou des représailles. Malheureusement, force  est de constater qu’aucune disposition législative n’a été prévue au Mali pour sanctionner ce phénomène qui gangrène la société.

CAS DU BENIN

L’actualité au Bénin était marquée par l’harcèlement sexuel dont sont victimes certains employés de certaines  institutions respectées.  Malheureusement, c’est la triste  réalité que vivent les femmes de ses institutions. Nous nous en voudrions de ne  pas saluer la bravoure et  le courage de ses amazones  qui en ont fait la dénonciation. En effet, il n’est pas rare de constater dans nos institutions l’existence de proposition des services à caractère sexuel aux employés (surtout aux femmes). Ainsi, l’employée est tenue de satisfaire au désir sexuel de son supérieur hiérarchique au risque de se voir priver de certains avantages inhérents à sa fonction.

Quelle pression psychologique sur les femmes ?

Après avoir été victime de cette pratique, la loi du silence est imposée à la femme. C’est à elle de ne pas faire de vagues, de ne pas détruire la famille, le couple, l’institution, la réputation ou la carrière de l’agresseur ; d’être compréhensible, d’être gentille, de comprendre que ce n’est pas si grave, il y a pire ailleurs.

Et pourtant la loi N° 2006-19 du 17 juillet 2006 portant répression de l’harcèlement sexuel et protection des victimes et la loi N°2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes existent de plus bel. A en croire le législateur béninois, à travers le code pénal, toute ordonnancement  d’ordres, utilisation  de  paroles, des gestes, d’écrits, de message et ce de façon répétée, de proférer des menaces, d’imposer des contraintes, d’exercer des pressions ou d’utiliser tout autre moyen afin obtenir d’une personne en situation de vulnérabilité ou de subordination , des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers contre la volonté de la personne harcelée est passible d’un emprisonnement allant de un à deux ans et une amende allant de 100 à 1.000.000 de FCFA.

CAS DU BURKINA FASO

Tout comme le Bénin, le Burkina-Faso a fait du phénomène de l’harcèlement sexuel son cheval de bataille (Loi n°51-2015 CNT). Sa disposition légale sur la répression et la prévention de ce phénomène se trouve confortées dans sa loi portant le code du travail. En effet, le harcèlement sexuel entre collègues se définit dans cette disposition comme tout acte consistant à obtenir chez autrui par ordre menace ou intimidation des faveurs sexuelles. Ainsi, dans son code du travail, le Burkina-Faso a prévu une peine d’emprisonnement d’un à trois ans et d’une amende de 300.000 à 500.000 F contre toute personne reconnue coupable de ce phénomène ignoble et destructeur.

CAS DE LA CÔTE D’IVOIRE

La République de la Cote d’Ivoire ne fait pas exception du phénomène commun qui gangrène la plupart des pays de l’Afrique francophone à savoir le phénomène du harcèlement sexuel (Loi n° 98-756 du 23 décembre 1998 modifiant et complétant la loi n° 81-640 du 31 juillet 1981, instituant un Code Pénal, article 356 nouveau) . Mais comme dans un Etat sérieux et destiné à faire prévaloir un climat de paix et de quiétude aux populations en l’occurrence aux femmes, la lutte contre ce phénomène est chose effective dans ce pays.  En effet, très ébranlée par ce phénomène dans les années 2010 et alors que la forte densité de sa population et des moyens urbains de mobilité et d’intégration entrainent des irrévérences, gages  d’actes de violences, la Cote d’Ivoire a  travers son programme de lutte contre les abus sexuels  mis en place différentes méthodes de lutte. Ces différentes méthodes de lutte se trouvent confortées par le code pénal ivoirien de 2015 qui distingue le viol du  harcèlement sexuel et le qualifie d’ailleurs en son article 354 de crime et d’attentat à la pudeur. La loi ivoirienne punit le harcèlement sexuel d’une peine d’un à trois ans de prison et d’une amende de 360 000 à 1 million de francs CFA.  Parlant des faits d’agression, le législateur ivoirien émet deux grandes remarques en ce concerne le viol par le nature délictuelle et constituent des faits dits d’agression sexuelle. Les quels faits qui sont punies d’emprisonnement.

18e Anniversaire du Protocole de Maputo : Où en sommes nous pour les Droits des Femmes déplacées au Logement, à la Terre et à la Propriété

Auteur: RFLD

Ce dimanche 11 Juillet 2021 marque 18 ans que la Commission de l’Union Africaine a adopté le Protocole de Maputo.

L’Union Africaine a été confrontée aux défis du déplacement forcé pendant de nombreuses années, retardant dans de nombreux domaines, les gains socio-économiques. Divers cadres normatifs mondiaux et régionaux ont été adoptés pour traiter de la protection et de l’assistance des personnes déplacées de force sur le continent, y compris la Convention de Kampala . En outre , un certain nombre de normes et de politiques sont mises en place pour la protection et la promotion des droits des femmes. L’UA a adopté des cadres historiques, notamment le Protocole de Maputo, la Déclaration solennelle sur l’égalité des sexes en Afrique et le Plan d’action de Maputo sur la Santé et Droits Sexuels et Reproductifs (SDSR) en Afrique. Les politiques de développement international et régional sont également conscientes de l’importance des droits des femmes. Les objectifs de développement durable ont un objectif autonome sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et l’Agenda 2063 de l’Afrique envisage un avenir où les femmes sont en mesure de réaliser leur potentiel en tant que moteurs du changement.

Les efforts en faveur de la protection et de la promotion des droits des femmes devraient également être l’occasion de créer un environnement propice à leur exercice. Les femmes jouent un rôle majeur en contribuant au mode de vie ainsi qu’au développement de leurs sociétés. Dans les contextes de déplacement forcé qui constituent la réalité de millions de personnes déplacées en Afrique et de multiplication des efforts de retour et de réintégration, les violations des droits socio-économiques des femmes, y compris les droits au logement , à la terre et à la propriété continuent à être négligées.

Les droits au logement, à la terre et à la propriété sont principalement centrés sur le besoin d’avoir un logement, sans crainte d’expulsion forcée ; un endroit qui offre un abri, la sécurité, la stabilité et la capacité de gagner sa vie. Étant donné que ces droits sont étroitement liés à l’accès aux moyens de subsistance, à la sûreté, à la sécurité et à un niveau de vie adéquat ; le fait de ne pas les respecter constitue un obstacle sérieux aux perspectives de retour, d’intégration locale ou d’établissement des femmes déplacées ailleurs.

La Convention de l’Union Africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique (Convention de Kampala) est ancrée dans le renforcement de la responsabilité de l’État dans la prévention, la gestion et le traitement des déplacements forcés. Le cadre juridique actuellement ratifié par 27 États membres a permis de mieux reconnaître les besoins particuliers des groupes vulnérables, y compris les femmes déplacées. La Convention répond aux besoins de sûreté et de sécurité des groupes marginalisés et discriminés en exhortant les gouvernements à prendre les mesures nécessaires pour une protection et une assistance spéciales.

Les gouvernements ont pour tâche principale d’éliminer les pratiques préjudiciables et discriminatoires en abrogeant les lois discriminatoires à l’égard des femmes et en adoptant des lois qui protègent les droits des femmes vivant avec le VIH / sida. En outre, il est nécessaire d’éliminer les obstacles à l’accès à la justice pour les droits au Logement, à la Terre et à la Propriété (LTP) en facilitant l’accès des femmes à la documentation des terres et des biens et de prendre des mesures pour aider les femmes déplacées à participer aux processus décisionnels, ainsi que de reconnaître leur droit de posséder et de contrôler la propriété.

La pratique dans différents pays à travers le continent identifie de nombreuses lacunes dans la mise en œuvre des dispositions consacrées dans les nombreux cadres juridiques et politiques. La discrimination et les abus envers les personnes défavorisées en Afrique sont particulièrement graves, en particulier pour les millions de femmes et de filles déplacées. En outre, la difficulté d’accéder à la justice pour les violations du logement, de la terre et des biens est très répandue parmi les femmes en Afrique et devient encore plus aiguë dans les contextes de déplacement.

Tout en reconnaissant l’importance des différentes politiques qui sont essentielles pour la protection et la promotion des droits des femmes en général et des droits des femmes déplacées en particulier, Ce blog met l’accent sur la mise en oeuvre. L’élan imprimé depuis quelques années vers l’Agenda 2063 de l’Afrique, suivi du 18eme anniversaire de l’adoption du Protocole de Maputo devrait être orienté vers un respect accru des droits des femmes.

Lumière sur les Mécanismes Africains des Droits de l’Homme (une opportunité disponible pour les OSC)

AUTEUR : Gloria Dossi Sekonnou AGUEH, Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD)

Email: admin@rflgd.org

Résumé

Ce blog analyse et garantit que le travail effectué par les OSC pour soutenir la mise en œuvre des droits de l’homme et sensibiliser au système et aux mécanismes africains des droits de l’homme contribuera à renforcer les mécanismes de protection des groupes vulnérables, tels que les personnes déplacées, les minorités, les femmes et autres. Les mécanismes spéciaux de la Commission africaine ont de larges mandats pour répondre aux situations des droits de l’homme et aux questions thématiques, qui peuvent ensuite être portées à l’attention de l’ensemble de la commission lors de la session. Malheureusement, les mécanismes spéciaux ne reçoivent pas un soutien et des ressources suffisantes car ils sont financés dans le cadre de l’ensemble du soutien à la Commission africaine. Les OSC doivent s’assurer que les Mécanismes spéciaux sont pleinement informés de la situation des groupes vulnérables dans les différents pays et sous-régions et qu’ils ont accès aux OSC qui peuvent fournir des informations supplémentaires.

Utilisation des Instruments Régionaux des Droits de l’Homme

Les organisations de la société civile (OSC) ont joué un rôle essentiel dans le développement et la formation du système des droits de l’homme de l’Union Africaine. Malgré ces premières contributions, l’espace de fonctionnement de la société civile est menacé par diverses décisions politiques visant à restreindre, rétrécir et saper la capacité des citoyens à faire valoir leurs droits contre l’État. Les États parties ont renoncé à leur rôle de mettre en œuvre et d’intégrer les diverses dispositions des traités relatifs aux droits de l’homme. Les groupes vulnérables et marginalisés continuent d’avoir peu accès à la protection de la loi, malgré l’existence d’instruments régionaux consacrant les droits fondamentaux. Les femmes, les réfugiés, les migrants et les personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) continuent de se heurter à des obstacles structurels, administratifs et juridiques à la pleine jouissance de leurs droits. Les institutions chargées de protéger ces droits au niveau sous-régional sont également limitées par le manque de coordination et des dispositions restrictives en matière d’accès individuel, entre autres facteurs inhibiteurs.

Il existe des opportunités d’activer le rôle des OSC dans la promotion et la protection des droits de l’homme, notamment l’intérêt croissant des OSC pour les mécanismes régionaux des droits de l’homme et la manière dont ceux-ci peuvent être utilisé efficacement. Ces mécanismes, dont la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Commission africaine) et le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant (ACERWC), sont ouverts à la participation de la société civile. Cependant, il est possible d’améliorer la participation de la société civile afin de garantir que ces mécanismes aient un plus grand impact aux niveaux régional, sous-régional, national et local.

Rôle des Organisations de la Société Civile

Les OSC jouent un rôle important dans le plaidoyer pour la mise en œuvre des droits de l’homme au niveau national. Les mécanismes des droits de l’homme de l’UA sont des outils potentiellement puissants pour une meilleure mise en œuvre et les OSC contribuent à l’efficacité de ces mécanismes en mettant des informations à disposition, en attirant l’attention sur les domaines de préoccupation, en plaidant pour des interventions, des plaintes, des litiges et en surveillant la conformité et la mise en œuvre au niveau national. La participation aux forums de la société civile liés aux mécanismes africains des droits de l’homme n’a cessé d’augmenter.

Cependant, cette participation est inégale avec une plus grande participation des ONG internationales et des OSC des sous-régions à proximité géographique des sessions. Cela est probablement dû au coût élevé de la participation et à l’incapacité des OSC à justifier leur participation auprès des donateurs lorsqu’elles ne sont pas en mesure d’identifier clairement les avantages de leur travail au niveau national ou sous-régional. Les différents mécanismes régionaux (Cour africaine, Commission africaine, CAEDBE, organes politiques de l’UA, Conférence des États parties à la Convention de Kampala) et leurs rôles et procédures peuvent également être déroutants pour les OSC, dont beaucoup seront incapables de décider de la stratégie la plus importante, de l’approche pour promouvoir leurs problèmes spécifiques de défense des droits humains – qu’il s’agisse de déclarations publiques, de soumissions formelles, de participation ou d’organisation d’événements parallèles, de soumission de plaintes, de litiges, d’utilisation de mécanismes spéciaux ou autres.

Environnement restreint VS Environnement Ouvert

Opérant dans un environnement de plus en plus restrictif pour la société civile aux niveaux national et sous-régional, les interventions nécessiteront des approches structurées conçues pour naviguer sur le terrain en constante évolution des discussions et des décisions politiques et techniques se produisant au niveau de l’UA (organes politiques) et au sein de Système des droits de l’homme de l’UA.

Les tribunaux et processus nationaux sont essentiels à la mise en œuvre des instruments relatifs aux droits de l’homme. Il urge donc de collaborer avec des juges et des avocats de juridictions identifiées pour fournir un développement professionnel continu axé sur les mécanismes des droits de l’homme de l’UA et les réponses aux menaces émergentes pour les droits de l’homme sur le continent. La protection et l’application des droits de l’homme telles que prévues dans divers instruments, décisions et déclarations de l’UA restent insuffisantes. L’UA est consciente de ces limites, d’où la formation de la plateforme AGA (Architecture de la Gouvernance Africaine) pour améliorer la coordination et les synergies. Alors que l’AGA est au niveau de l’UA, il y a une inclusion délibérée de la société civile. Cela devrait s’accompagner, du côté de la société civile, d’initiatives visant à contribuer à la prise de conscience et à la mise en œuvre des engagements de l’UA.

Opportunités disponibles pour les OSC

Il est important que les OSC utilisent les opportunités créées par ces initiatives pour promouvoir et surveiller les droits des jeunes et des femmes. Ainsi, par exemple, le soutien fourni pour la production et la soumission de rapports alternatifs et de soumissions de la société civile à la Commission africaine inclura un accent sur le niveau de mise en œuvre et de respect du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples sur les droits des femmes en Afrique ou le protocole de Maputo, comme on l’appelle communément. Les questions de genre plus larges nécessiteront qu’au fur et à mesure que les rapports des États parties soient produits, les groupes devraient fournir une analyse de genre, y compris comment la mise en œuvre ou le manque de mise en œuvre des normes de l’UA affecte différemment les femmes et les jeunes.

Les communications (plaintes) sont l’un des mécanismes utilisés par la Commission Africaine pour assurer le respect par les États des droits de l’homme inscrits dans la Charte. La Commission peut recevoir des plaintes d’États contre un autre État (plaintes interétatiques) ou de particuliers et d’ONG contre un ou plusieurs États (plaintes individuelles) sur des allégations de violations des droits de l’homme conformément à son mandat en vertu des articles 48, 49 et 55 de la Charte Africaine.

Qui peut apporter une communication individuelle ?

  • Tout individu ou ONG peut introduire une communication devant la Commission. La Charte est muette sur la question de la qualité pour agir et le Règlement intérieur de la Commission ne prévoit pas d’exigence de victime.

Critères d’admissibilité
Avant qu’une communication ne soit déclarée recevable par la Commission, elle doit se conformer à toutes les exigences suivantes : – Les communications doivent indiquer leur(s) auteur(s) – La communication doit être compatible avec l’Acte constitutif de l’UA et la Charte africaine – La communication ne doit pas être écrite en langage désobligeant ou insultant – La communication ne doit pas être fondée exclusivement sur des reportages médiatiques – Les recours internes doivent avoir été épuisés à moins que la procédure interne n’ait été indûment prolongée – La communication doit être soumise dans un délai raisonnable après épuisement des recours internes – Les questions soulevées dans la communication n’ont pas été réglés selon d’autres procédures de l’ONU ou de l’UA.
RELATION ENTRE LA COUR AFRICAINE ET LA COMMISSION AFRICAINE
Les relations entre la Cour et la Commission sont régies par le Protocole instituant la Cour. Ces instruments définissent les relations de la Cour avec la Commission comme suit :
  • La Cour complète le mandat de protection de la Commission.
  • La Cour peut renvoyer une affaire à la Commission dont elle est saisie.
  • La Commission peut de sa propre initiative soumettre une communication à la Cour concernant des violations massives des droits de l’homme.
  • La Commission peut, à tout stade de l’examen d’une communication, saisir la Cour de l’examen d’une communication.
  • La Commission peut soumettre des communications à la Cour en raison du manquement ou de la réticence d’un État à se conformer à ses décisions ou mesures provisoires.
  • La Cour peut demander l’avis de la Commission lorsqu’elle statue sur des questions de recevabilité.
  • La Cour peut donner un avis consultatif à la demande de la Commission.
  • Lors de l’élaboration de ses propres règles, la Cour est tenue de consulter la Commission, le cas échéant

Huit Publications du RFLD sur les Droits de l’Homme – l’Espace Civique – et les Droits des Femmes

TITRE DE LA PUBLICATION

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PAYS DE FOCUS

PARTENAIRE FINANCIER

1

Participation Politique des Femmes Bénin / Afrique Francophone  publié en 2021 Financement de SIDA reçu à travers Equality Now

2

Dissémination du Protocole de Maputo

 Bénin

publié en 2021

 Financement de SIDA reçu à travers Equality Now

3

Dissémination du Protocole de Maputo

 Bénin

publié en 2021

 Financement de SIDA reçu à travers Equality Now

4

Ouverture de l’espace civique / Droits de l’Homme

 Togo – Bénin – Guinée Conakry – Côte d’Ivoire – Niger

publié en 2021

 CIVICUS

5

Démocratie – Engagement Civique

 Bénin

publié en 2021

Ambassade des Etats d’Amérique près le Bénin

6

Egalité du Genre / Droits des Femmes

 Afrique de l’Ouest

publié en décembre 2019

CIDH Africa

7

Plaidoyer – Beijing25 – Génération Egalité

 Bénin

publié en 2020

Fonds reçu de Urgent Action Fund Africa à travers FEMNET

8

Egalité du Genre / Droits des Femmes

 Bénin

publié en 2020

Urgent Action Fund Africa

Pour toute collaboration avec le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement, écrivez nous à admin@rflgd.org

Mettre fin aux pratiques néfastes au Bénin (Santé sexuelle et reproductive des filles et jeunes)

En dépit des multiples sensibilisations à ce sujet, le phénomène de la Mutilation Génitale Féminine a toujours droit de cité dans la partie septentrionale du Bénin. Au Bénin, comme dans les autres pays qui pratiquent une excision sur les jeunes filles et femmes, la pratique est considérée comme un moyen d’asservir ou de « dompter » la sexualité des filles. Les mutilations génitales féminines (MGF) se traduisent comme toute intervention ayant pour conséquence l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation des organes génitaux féminins pratiqués pour des raisons non médicales. Une étude réalisée en 1993 par le comité national chargé des pratiques coutumières néfastes en République du Bénin fait état d’une prévalence de 50%. Les Mutilations génitales féminines concernent surtout le Nord du pays, c’est-à-dire les provinces d’Atacora, Borgou, de la Donga et du Zou. Les Baribas, les bokos, les Nagos, les Peuhls et les wamas apparaissent comme les principaux groupes ethniques pratiquant les mutilations génitales féminines.

Manifestation

Pour se tirer des dispositions législatives en vigueurs qui sanctionnent l’acte en République du Bénin, les acteurs qui s’y adonnent préfèrent opérer sur des territoires voisins. Dans le rapport publié par la plateforme des organisations de la société civile au Bénin, il y est noté que la pratique a été poussée à la clandestinité et a traversé les frontières du Bénin du fait qu’elle est punie par la loi dans le pays. A Ségbana au nord-est du Bénin, des habitants ont sans langue de bois témoigné que « des exciseuses convoient des jeunes filles en traversant la frontière pour les exciser au nord du Nigéria où les mutilations génitales féminines ne sont pas encore illégales ». Des villes du Niger et du Burkina Faso sont également citées comme destination pour les gardiennes de cette tradition pourtant décriée et condamnée. Ces informations sont confirmées par l’Association pour la protection de l’enfance malheureuse (APEM) ONG dans son rapport publié en Juillet dernier. En dehors de la partie septentrionale, d’autres endroits du Bénin côtoient aussi cette pratique. Dans la partie méridionale, quelques cas sont également recensés dans le plateau.  Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la courbe des filles excisées a certes considérablement chuté ces quinze (15) dernières années, mais la nouvelle technique déployée par des acteurs ne permet malheureusement pas de s’en réjouir. De ce fait, le législateur béninois, pour une lutte efficace contre ce phénomène doit doter le pays d’un arsenal juridique adéquat qui réprime tous ceux qui s’y adonnent.

 

La loi et ses faiblesses

Le Bénin dispose bel et bien d’un arsenal juridique bien élaboré qui, normalement devrait lui permettre, si bien mis en œuvre, de venir à bout de cette pratique ancestrale aux conséquences désastreuses sur les victimes. Plusieurs mécanismes sont à cet effet dans ce cadre mis en place. Au nombre de ces mécanismes figure le mouvement de défense des droits des femmes et de lutte contre les Mutilations génitales féminines. Dans cette lutte contre les Mutilations Génitales Féminines au Bénin, la loi 2003-03, telle qu’entré en vigueur conforte bien les actions. Au sommet de la hiérarchie des normes nationales, la loi N° 2019-40 du 07 novembre 2019 portant révision de la loi numéro 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin garantit à tout citoyen le droit de disposer de son corps de son intégrité physique et de ne subir aucune torture sous aucune forme. Sur le plan des conventions nationales ratifiées par le Bénin, l’article 2 stipule « tous actes de violences dirigées contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques » et faisant spécifiquement aux Mutilations Génitales Féminines dans le cadre de la loi principale 2003-03. Malheureusement, l’excision est encore loin d’être éradiqué au Bénin surtout dans les régions rurales du Nord en raison de la nouvelle forme de cette pratique.

Dans certaines contrées du Nord, plus de 70 % des femmes et des filles sous l’égide de la nouvelle forme subissent encore cette violation de leurs droits fondamentaux. Puisqu’il n’existe pas encore de disposition légale interdisant les MGF transfrontalières. Dans la législation nationale, la loi N° 2003-03 n’aborde pas directement la question des Mutilations Génitales Féminines transfrontalières. Aussi, note-t-on que le Bénin ne dispose pas, jusqu’aujourd’hui, de législation spécifique ou d’autres lois relatives aux MGF perpétrées sur ou par des citoyens béninois dans d’autres pays.

Recommandations

Face aux milliers de femmes et de filles exposées chaque année au risques de mutilations génitales féminines au Bénin, il est impératif plus que jamais que des efforts soient multipliés pour mettre fin à ce fléau.  Pour cela la responsabilité de tous les acteurs à divers niveaux est essentielle à la foi pour éradiquer ce phénomène. Ainsi les gouvernants béninois doivent :

– Autorisation par le gouvernement de la diffusion d’information dans les hôpitaux pour informer les citoyens sur les dangers des Mutilations génitales féminines. Lesquelles informations qui doivent être passées dans presque toutes les langues nationales.

– Mener des actions de sensibilisation orientées dans des zones rurales du pays en l’occurrence dans les départements de la Donga, de l’Atacora, du Borgou et de l’Alibori.

– Les responsabilités des structures sanitaires tant publiques que privées se doivent d’accueillir les victimes des mutilations Génitales Féminines et leur assurer les soins les plus appropriés.

– Le législateur est appelé à condamner la non dénonciation ou toutes formes de complicité d’une amende à la taille de l’acte commis.

– Il doit (législateur) aussi institué dans la législation en vigueur, une loi portant répression des mutilations génitales transfrontalières.

– les autorités sont appelées à mettre à la disposition de tous les citoyens béninois un numéro vert pouvant leur permettre d’alerter les autorités compétentes en cas de constations des mutilations génitales féminines dans une région.

– Organiser chaque année des périodes de campagnes où les crieurs publics passeront de quartier de ville ou de village en village sensibiliser la population en périodes d’harmatan.

– Saisir toutes les occasions pour échanger avec les femmes surtout lors des rencontres de planification familiale sur les dangers des MGF. L’enjeu ne serait pas de forcer la communication mais de les amener à saisir le coté sombre de la chose.

– Elaborer des plans d’action pour modifier l’environnement social de manière à favoriser l’abandon total des MGF.

Participation de la Présidente du RFLD en tant que Panéliste à une Académie de FAWE Bureau Afrique sur la Participation Politique des Femmes

Mme AGUEH Dossi Sekonnou Gloria, Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) participe en tant que Panéliste dans l’Académie Virtuellle de FAWE Bureau de l’Afrique du 28 Juin au 02 Juillet 2021.

La Présidente du RFLD est parmi les officiels qui vont procéder à la cérémonie d’ouverture de l’Académie. Elle va axer son intervention sur les Jeunes et leur Espace en Politique – cas de RFLD.

Les participantes bénéficieront grandement de son expérience et enrichiront la formation des animatrices pour les femmes dans la participation politique, ce qui offrira des possibilités de partage d’expérience et de collaboration.

Le FAWE, en partenariat avec l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (International IDEA), a mis en œuvre le projet Améliorer l’inclusion des femmes dans la participation politique en Afrique, les femmes dans la participation politique (WPP) pour une période de 3 ans. Ce projet vise à accroître la participation politique et la représentation des femmes en Afrique conformément au Protocole de Maputo de 2003, à divers protocoles et normes sous-régionaux associés aux ODD. Ce projet est mis en œuvre dans 8 pays africains à savoir le Botswana, la République démocratique du Congo, l’Eswatini, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Sénégal, la Tanzanie et le Zimbabwe.

Le FAWE est à la pointe des interventions régionales ; Modèles de réformes des programmes scolaires pour améliorer le WPP, le mentorat intergénérationnel, la rédaction, les tests, la validation du manuel d’apprentissage de l’Académie régionale WPP et la formation des animateurs sur le manuel d’apprentissage. Le FAWE a également mis en œuvre des activités au Kenya et en Tanzanie.

Le FAWE accueillera la formation virtuelle des animateurs régionaux de l’Académie bilingue WPP, du lundi 28 juin au vendredi 2 juillet 2021. L’objectif de l’activité est de former 40 animateurs (formateurs de formateurs) des 8 pays du consortium, 5 animateurs de chaque pays sur le WPP Manuel d’apprentissage de l’académie et guide de l’animateur pour les femmes dans la participation politique. Le manuel renforcera la participation des femmes à la politique et à la prise de décision. Les animateurs formés formeront à leur tour d’autres formateurs dans leur pays pour constituer un pool de formateurs qui formeront ensuite divers apprenants à travers des académies semi-annuelles hébergées dans les 8 pays du consortium.

Le manuel de l’Académie WPP comporte 10 modules :

Module 1 – Introduction à la politique et à la gouvernance

Module 2 – Cadre juridique international pour la participation politique des femmes

Module 3- Politique et engagement des femmes

Module 4- Les femmes dans les élections

Module 5 -Compétences en communication, relations publiques et image de marque

Module 6 – Budgétisation sensible au genre, mobilisation des ressources

Module 7 – Influence politique des femmes, durabilité et engagement des hommes

Module 8 – Leadership transformateur pour les femmes en politique

Module 9 – Équilibre travail-vie personnelle, soins personnels

Module 10 – Intégration du handicap pour améliorer la participation politique des femmes

TELECHARGEZ CI DESSOUS LE PROGRAMME ET LA NOTE CONCEPTUELLE

Mobilisation du RFLD et FEMNET pour le Forum Génération Egalité

Pour la préparation au Forum Génération Égalité à Paris, RFLD (Point Focal du Réseau de Développement et de Communication des Femmes Africaines – FEMNET  au Bénin) rejoint Femnet Secretariat pour une mobilisation.
 
Trouvez ci dessous les messages clés pour le forum Génération Egalité
 
 
  • VEUILLEZ DÉFILER LES IMAGES DE LA DROITE VERS LA GAUCHE
 

Activités 2021 du RFLD en Reportage (Janvier à Juin)

1. Le RFLD a célébré la Journée de l’Enfant Africain le 16 Juin 2021

2. Engagement Civique et Participation Citoyenne (Activité du Consortium RFLD – Social Watch Bénin – US BWAA – CESPO – Women Ed Tech avec l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique au Bénin)

3. Le RFLD a outillé 30 Femmes dans le Zou (Bohicon) sur le Protocole de Maputo

4. Réunion du RFLD et CIVICUS avec le Vice Président de la CADHP sur les Restrictions de l’Espace Civique en Afrique de l’Ouest

5. Engagement des Femmes dans le Plateau (Ifangi) – le RFLD encourage les femmes à la Participation Politique

6. Tournée du RFLD dans le Nord du Bénin pour une participation citoyenne des jeunes

7. Les Jeunes du département du Zou (Bohicon) sont outillés sur l’engagement civique grâce au RFLD

8. Echanges avec les Jeunes du Couffo (Aplahoué) – Le RFLD outille sur les Institutions de la République

9. Dans le Mono (Lokossa), le RFLD grâce à l’accompagnement financier du US Embassy a formé les Jeunes sur la démocratie participative

10. Dans le Littoral (Cotonou), le RFLD a renforcé les capacités des jeunes sur le fonctionnement des trois branches du pouvoir, à savoir l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire

11. Dans l’Atlantique (Abomey – Calavi), le RFLD a renforcé les capacités des jeunes sur le processus électoral au Bénin et le rôle du citoyen dans la tenue d’élections libres, transparentes, et pacifiques

12. Dans l’Ouémé (Porto Novo), le RFLD a renforcé les capacités des jeunes sur les dispositions de la décentralisation et le fonctionnement du Conseil Municipal

13. Formation des Formateurs du RFLD sur la Démocratie à l’Université d’Abomey Calavi

14. Le RFLD outille les jeunes pour jouer un rôle crucial dans l’intégration du genre ainsi que dans la sensibilisation aux problèmes publics liés à l’engagement et à la participation des femmes et des jeunes au processus démocratique

15. RFLD – Lancement Officiel des Ateliers de la Démocratie au Bénin en présence du Partenaire Financier – l’Ambassade des Etats d’Amérique près le Bénin

EMISSION N°1

EMISSION N°2



EMISSION N°3


EMISSION N°4


EMISSION N°5

Communiqué de Presse: Activité Régionale du RFLD et CIVICUS sur les Restrictions de l’Espace Civique

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) en partenariat avec CIVICUS organise du 20 au 22 Mai une Consultation Régionale sur les Restrictions de l’Espace Civique. Cette Consultation est financée par CIVICUS.

Le plaidoyer pour l’Ouverture de l’Espace Civique est devenu un combat à plein temps pour le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) et son partenaire CIVICUS car il fait partie intégrante de leur ligne d’intervention. Cette consultation sur les restrictions civiques prendra en compte les pays de la sous-région tels que le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Niger et la Guinée.

Les participants sont des défenseurs des droits de l’homme, des influenceurs, des activistes et des journalistes travaillant dans la défense des droits de l’homme et le respect de l’espace civique.

L’Orateur Principal de cette consultation est l’Hon. Rémy Ngoy Lumbu, Vice Président de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Il est aussi le Rapporteur Spécial sur les Défenseurs des droits de l’homme et Point focal sur les représailles en Afrique.

Les deux organisations partenaires, CIVICUS et RFLD, travaillent depuis la nuit des temps sur des thèmes clés, dont l’espace civique. Dans la dynamique d’intensifier leurs actions sur cet angle, toutes deux ont convenu d’étendre cette discipline dans d’autres pays de la sous-région.

A l’issue de cette consultation, les organisations des pays concernés seront en mesure de :

– Assurer la mise en œuvre et la pérennité des recommandations adoptées lors de la consultation au niveau de la base.

– Appeler les Autorités Étatiques pour une réduction des répressions et les violences à l’encontre des organisations et mouvements de défense des droits de l’homme, des mouvements civiques et des groupes d’activistes.

– Améliorer la sécurité de l’espace civique par le renforcement de la législation et l’engagement des gouvernements dans la protection de la liberté d’association et de réunion.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Secrétariat RFLD à admin@rflgd.org ou +22962537480

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