Manuel de Formation du RFLD sur l’Engagement Civique et la Participation Citoyenne

Ce document a été publié par le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD).

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) en collaboration avec Social Watch Bénin, Women EdTech, US- Benin Women Alumni Association (USBWAA), et le Centre d’Etudes Sociologiques et de Science Politique (CESPo) organisent la 2ème édition du programme dénommé « Les Ateliers de la Démocratie – ADEMO-II ». Les Ateliers sont possibles grâce au soutien technique et financier de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin.

Ce projet servira de plateforme pour améliorer la compréhension de la participation démocratique, de l’engagement civique, de la communication non violente et du plaidoyer social pour l’inclusion au Bénin. Le projet a pour cibles les OSC, y compris les organisations de jeunesse, les organisations et mouvements de défense des droits des femmes.

Son contenu relève de la seule responsabilité du RFLD et ne reflète pas nécessairement les vues de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin.

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Support de Formation ADEMO II

Droits de l’Homme au Bénin – Où en sommes nous?

Auteur: Réseau des Femmes Leaders pour le Bénin (RFLD) – Copyright 2020

Le Bénin est un pays de paix et un Etat de droit basé sur une démocratie constitutionnelle. En conséquence, il prône à travers sa constitution du 11 décembre 1990 l’égalité et l’équité à tous points de vue, respectant ainsi chaque citoyen dans sa dignité ainsi que dans ses droits et aspirations. Les articles 7, 8, 9 et 10 de la constitution béninoise présentent les droits humains comme un fondamental inaliénable de l’essence même de l’Etat. Ces dernières années, le Bénin a connu un déclin dans le respect des droits de l’homme. Si vous souhaitez connaître l’état actuel des droits de l’homme au Bénin, cet article est pour vous.

Les droits civils et politiques

Le respect des droits civils et politiques des béninois a été entaché au cours de ces dernières années par des remous politiques de divers ordres en rapport avec joutes électorales et animation de la vie politique au plan national. Nous pouvons noter entre autres la kyrielle d’événements malencontreux ayant jalonné les élections législatives d’Avril 2019. Il y eut plusieurs cas de violation des droits de l’Homme notamment le droit à la vie, le droit à l’intégrité physique, le droit à l’information et le droit à la liberté d’expression sous plusieurs formes. Il est tout de même à souligner que la loi n° 2019-39 du 07 novembre 2019 portant amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019 est venue à point nommé pour permettre la libération de plusieurs dizaines de béninois mis aux arrêts durant cette période.

Le droit à la vie

L’article 8 de la constitution béninoise stipule : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’État a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. A cet effet, il assure à ses citoyens l’égal accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi ».

Au regard de cette disposition, l’atteinte à la vie d’un individu sous quelque forme que ce soit est une violation grave des droits de l’Homme.

Au cours des cinq dernières années, les questions de droit à la vie ont été au cœur de plusieurs débats juridiques. Selon le rapport 2019 de la Commission Béninoise des Droits de l’Homme sur l’état des droits de l’homme au Bénin, plusieurs violations au droit à la vie ont été observées lors de diverses manifestations de protestation au cours de la période des élections législatives d’avril 2019. On note selon ce rapport quatre (04) morts dont un (01) à Kilibo, deux (02) à Cotonou et un (01) à Kandi. Outre ces cas de décès, nous notons dans ce rapport des exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires entre septembre et novembre 2019 dans les localités de Djidja, Abomey-calavi et Akassato.

Le droit à l’intégrité physique

Chaque citoyen béninois a droit à un traitement physique digne du nom et ceci en tous lieux et en toutes circonstances. Le droit à l’intégrité physique n’est souvent pas respecté et l’on observe parfois des heurts entre forces de l’ordre et populations ou parfois entre les populations elle-même. Pour preuve, les événements d’avril 2019 se sont soldés à Kilibo par une dizaine de forces de l’ordre blessés par les chasseurs locaux. Même si cela tend à être corrigé, plusieurs organisations de la société civile dénoncent les mauvais traitements infligés à des individus lors de leur interpellation par les forces de l’ordre ou durant les gardes à vue.

La situation dans les dix milieux carcéraux que comporte le Bénin est assez préoccupante avec à la clé les mauvais traitements infligés aux nouveaux détenus par les plus anciens. Dans son rapport publié en 2017, l’ordre des avocats du Bénin a qualifié d’inhumaines les conditions d’incarcération. On peut noter entre autres la surpopulation dans les prisons (9687 détenus en 2019), le manque d’hygiène et de soins médicaux, la recrudescence des maladies.

La liberté d’expression

La liberté d’expression au Bénin est une disposition fondamentale de la constitution en son article 23. En conséquence, ce droit ne peut être violé et chaque citoyen a le droit de s’exprimer librement, ceci dans le respect scrupuleux des textes et dispositions en vigueur. Toutefois, l’adoption de la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant code du numérique au Bénin est perçu aujourd’hui comme un instrument de musellement de la population et de certaines catégories professionnelles notamment les hommes des médias. Pour cause, cette loi a été à la base de 17 arrestations en moins de deux ans.

Les cas les plus évocateurs sont ceux des journalistes Ignace SOSSSOU et Aristide FASSINOU qui ont défrayé la chronique. Aussi, la constitution béninoise prévoit en son article 24 la liberté de la presse à tous égards. Pourtant, la radio Soleil Fm a fait l’objet en 2019 de brouillage de signal et d’arrêt d’émission sur le territoire national. De plus, il est à noter durant cette même période l’interdiction de parution du quotidien béninois ‘’La nouvelle tribune’’ et de nombreuses autres actions isolées portant atteinte à la liberté de la presse qui ont fait réagir plusieurs organismes internationaux tels que Amnesty International.

Les droits sociaux et culturels

Il est du rôle régalien de l’Etat d’assurer le bien-être et la sécurité de chaque béninois à travers la mise en place de mécanismes permettant à chacun de s’épanouir tant au sein de sa communauté que de l’ensemble du pays. Malgré les multiples efforts des gouvernants à divers niveaux et des organisations de la société civile, force est de constater plusieurs manquements quant aux droits sociaux et culturels.

Le droit à la santé

Les différentes violations de ce droit se résument essentiellement au manque d’infrastructures de qualité pour les soins des populations, aux conditions inappropriées de traitement des personnes victimes d’accident de circulation admis aux services d’urgence qui parfois meurent faute de moyens financiers, l’absence d’une assurance maladie pour chaque béninois, l’insuffisance de personnels qualifiés, l’inaccessibilité de certaines formations sanitaires et surtout leur faible couverture géographique dans le centre et le nord après les mesures de fermeture  de celles qui ne sont pas en règle. L’une des pratiques fréquentes en milieu hospitalier relevant d’une violation au droit à la santé est la stigmatisation de certaines personnes malades et de populations vulnérables telles que les femmes, les étrangers ou encore les personnes en situation difficile.

Le droit à l’éducation

Le Bénin s’évertue depuis quelques années à atteindre le 4ème Objectif de Développement Durable (ODD) « Accès à une éducation de qualité » à travers plusieurs réformes. Nonobstant cette volonté manifeste de voir ce secteur encore plus reluisant, il subsiste encore des cas de violation du droit à l’éducation. Au nombre de ceux-ci, se trouvent l’insuffisance du budget alloué au secteur, l’insuffisance d’infrastructures scolaires et la vétusté de l’existant, le manque d’enseignants qualifiés.

Il est à noter aussi l’inadéquation formation-emploi qui donne lieu à une augmentation du taux de chômage surtout au sein de la jeunesse. S’il est vrai que depuis quelques années l’accès à l’éducation est rendu gratuit surtout pour les filles, une frange de cette population demeure non scolarisée. Aussi, on assiste à une déscolarisation des filles pour des raisons de mariage forcé ou des raisons de précarité économique des parents.

Droits des femmes et des filles

Longtemps considérée comme le sexe faible, la gente féminine a connu durant plusieurs années des conditions de vie peu reluisantes au Bénin. En dépit des nombreux efforts consentis par divers organismes tant nationaux qu’internationaux, les femmes et les filles continuent de voir plusieurs de leurs droits être violés.

Dans cette longue liste, il importe de retenir : la non application réelle du protocole de Maputo portant droits des femmes en Afrique pourtant ratifié par le Bénin, les multiples violences physiques psychiques et verbales, les mariages forcés, les mutilations génitales, les abus sexuels, les difficultés d’accès à la terre, à une justice équitable, la faible représentativité des femmes au sein des institutions de la république malgré l’adoption de la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 favorisant l’amélioration de la représentation du peuple par les femmes.

Droit de l’enfant

Le Bénin attache du prix à la protection de l’enfance dans tous les domaines. Plusieurs documents internationaux ont été ratifiés, au nombre desquels nous pouvons citer la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que la Convention relative aux droits de l’enfant. Malgré ces documents auxquels s’ajoute le Code Pénal et ses nombreuses dispositions visant à protéger les enfants, les cas de violation de leurs droits sont légion.

Des violences sexuelles au trafic des enfants, en passant par les dommages corporels, les infanticides des enfants dits sorciers et les mariages précoces, l’enfance béninoise continue de souffrir le martyre. L’un des cas de maltraitance infantile le plus frappant en 2020 est celui d’un enfant qui a été forcé par sa marâtre à manger des excréments humains après avoir été maltraité de diverses manières.

Sanctions dues à la violation des droits de l’Homme

Au Bénin, plusieurs sanctions sont applicables à toute personne qui a été reconnue coupable de violation des droits de l’Homme. Les différents documents et outils nationaux comme internationaux traitant des questions de violation des droits humains prévoient des amendes de deux cent mille à plusieurs millions de Francs CFA et de 1 mois à plusieurs années d’emprisonnement selon la gravité de la violence commise.

Toutefois, il importe de sensibiliser davantage les populations pour permettre à tous une meilleure compréhension de la question de droits de l’Homme. Nous appelons le Gouvernement à faire de grands efforts pour maintenir ses citoyens dans la paix et la quiétude et il importe à juste titre que chaque béninois (quel que soit son rang) devienne un agent de paix depuis sa communauté de base.

Partnership between the US Embassy in Benin and RFLD to foster youth participation with special focus on young women through participative democracy & ensure inclusion in Benin

The US Embassy in Benin has awarded a grant to Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) to improve the understanding of democratic participation, civic engagement, non-violent communication, and social advocacy for inclusion in Benin.
The main goal of the project is to strengthen the voice and participation of young people and women in governance through advocacy, participation and inclusion in the democratic process.
The Specific Goals are to: (1) Increase and strengthen disabled people, young women and girls participation, commitment, leadership and partnerships; (2) Improve understanding of participatory democracy; (3) Strengthen the capacities of Beninese civil society to hold government accountable and advance gender equality.


Project activities will be conducted in twelve (12) departements: Atacora, Donga, Borgou, Alibori, Atlantique, Littoral, Mono, Couffo, Ouémé, Plateau, Zou, and Collines.
This project will use ADEMO (Ateliers de la Démocratie) “Civics 101” materials to empower women and young people by educating and building skills and knowledge to become contributors and engaged citizens. The project will give special attention to the importance of gender equality and gender mainstreaming. 
Through the project, the existing opportunities are: Build an operational force – Include women and disabled people in order to listen to them to understand their needs and aspirations – Call on the authorities in relation to their needs and aspirations – Integrate the action coalitions of the equality generation into Civil Society Organizations.

This project will, through the inclusion of women, youth and local and religious leaders, strengthen the voice and participation in activities through advocacy and inclusion in intercultural dialogue as well as strengthen skills development for sustainability in creating social cohesion within communities. 
The project will target CSOs, including youth organisations, women’s human rights organizations and movements, media organizations, academics, research institutions, State Organs (Ministries, Court, and Parliament) and Town Halls.

For more information, please contact RFLD Secretariat at admin@rflgd.org or +22962537480.

Mr Romaric Mouftaou, Program Support Specialist – US Embassy Benin at mouftaourm@state.gov
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Réunion du Comité Pilote ADEMO II avec l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique près le Bénin

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (#RFLD), Social Watch Bénin, Women EdTech, US- Benin Women Alumni Association (USBWAA), et le Centre d’Etudes Sociologiques et de Science Politique (CESPo) ont reçu une subvention de la part de l’Ambassade des États Unis d’Amérique près le Bénin pour conduire des projets sur la démocratie participative.

Christopher HELMKAMP, Directeur de la Section des Affaires Publiques de l’Ambassade des #USA près le Bénin a procédé à la constitution du Comité de Pilotage du programme ADEMO-II » à l’Université d’Abomey-Calavi. C’était en présence de ses collaborateurs de l’Ambassade notamment le Responsable de la Section des Programmes #Romaric #MOUFTAOU, au cours d’une séance de travail tenue avec les bénéficiaires de la deuxième édition des Ateliers de la Démocratie (ADEMO-II).

Le projet ADEMO-II est à considérer comme un programme décliné en cinq projets différents. Ces cinq (05) projets composants les Ateliers de la Démocratie 2ème édition (ADEMO-II) seront exécutés de manière synchronisée par les cinq bénéficiaires, selon le partenaire financier. Le Comité de Pilotage des ADEMO-II » est composé des représentants des associations bénéficiaires et des représentants de l’Ambassade.

Quatre (04) points ont été abordés lors de la séance. Il s’agit de : – La gestion des subventions octroyées à chaque organisation – La communication digitale du programme – Le fonctionnement du Comité de Pilotage – La synchronisation des calendriers et de l’exécution des activités des cinq composantes du programme ADEMO-II.

RFLD officiellement Membre de SOAWR

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) est officiellement un Membre de SOAWR.

La Coalition de Solidarité pour les droits des femmes africaines (SOAWR) est un réseau régional d’organisations membres qui œuvrent à la promotion et à la protection des droits des femmes en Afrique. Plus précisément, depuis sa création, SOAWR s’est efforcée d’assurer la signature, ratification, domestication et mise en œuvre du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique (Protocole de Maputo) par les États africains.

Le Bureau de Equality Now est le secrétariat de la Coalition pour la solidarité pour les droits des femmes africaines (SOAWR).

Les objectifs visés à travers l’adhésion de RFLD à SOAWR est d’accroître le rôle des OSC dans la promotion et la protection des droits des femmes, notamment l’intérêt croissant des OSC pour les mécanismes régionaux des droits des femmes et la manière dont ils peuvent être utilisés efficacement. La Contribution de RFLD à la Coalition dans son ensemble est à travers le réseautage, le plaidoyer, la mise à disposition d’expertise en matière de communication et de dispensations de formations sous régionales relatifs aux mécanismes africains des droits des femmes.

FOCUS SUR LA RATIFICATION DU PROTOCOLE DE MAPUTO

PAYS AYANT RATIFIEPAYS N’AYANT PAS RATIFIE
Algérie, Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Djibouti, Éthiopie, Guinée équatoriale, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Guinée, Lesotho, Liberia, Afrique du Sud, Libye, Kenya, Mali, Malawi, Maurice, Mozambique, Mauritanie, Namibie, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sao Tomé & Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Tanzanie, Togo, Tunisie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe.Botswana, Burundi, Chad, Égypte, Érythrée, Madagascar, Maroc, Niger, République Centraficaine, République arabe sahraouie démocratique, Somalie, Soudan du Sud et Soudan.        

Chaque voix compte pour la Génération Egalité – Beijing25 Bénin Radio Tour

RFLD mène actuellement une campagne médiatique en particulier les radios locales où des débats radiophoniques sont organisés dans différentes communautés afin de s’assurer que personne n’est laissé pour compte.

Dans le cadre du 25e anniversaire de la Conférence de Beijing, RFLD en collaboration avec UAF AFRICA, et FEMNET offre de nouvelles opportunités de se réunir, renouveler l’engagement, raviver la volonté politique et mobiliser le public.

Chacun et chacune d’entre nous a un rôle à jouer, pour notre bien commun. Il apparaît de plus en plus clairement que l’autonomisation des femmes fait avancer l’humanité. Par exemple, les économies croissent plus vite et les familles sont en meilleure santé et plus instruites.

C’est dans ce cadre que le Beijing25 Bénin Radio Tour servira de creuset pour mobiliser, réunir et diriger l’engagement des femmes et des filles dans les processus et les forums d’examen de Pékin +25 afin de garantir que les engagements des forums sur l’égalité entre les générations tiennent compte des besoins, des aspirations et des ambitions uniques des Africaines dans leur diversité.

Cette activité est financé par Urgent Action Fund Africa (UAF Africa). Rappelons que RFLD est membre et Point Focal Bénin du Réseau du Développement et de Communication des Femmes Africaines (FEMNET).

Pour toute information, veuillez contacter le Secrétariat du RFLD à admin@rflgd.org ou +22962537480

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Engagement de la société civile Ouest Africaine pour la mise en œuvre des instruments juridiques pour l’égalité des sexes

Auteur: AGUEH Dossi Sekonnou Gloria – Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement

2020 est l’année au cours de laquelle la communauté internationale marque le vingt-cinquième anniversaire de la quatrième conférence mondiale sur les femmes et de l’adoption de la déclaration et de la plate-forme d’action de pékin (1995).  Une étape importante sera franchie dans la réalisation des objectifs de développement durable de l’agenda 2030.

2020 est donc une année charnière pour accélérer la réalisation de l’égalité des sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles, partout dans le monde.

Les organisations de la société civile (OSC) ont joué un rôle essentiel dans l’élaboration et la formation des instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits des femmes. Malgré ces contributions, les droits des femmes sont menacés par diverses décisions politiques et agendas visant à restreindre, réduire et miner la capacité des femmes à jouir pleinement de leurs droits.

Les États parties ont abdiqué leur rôle de mettre en œuvre et d’intégrer les diverses dispositions du traité sur les droits des femmes. Les groupes vulnérables et marginalisés continuent d’avoir peu accès à la protection de la loi, malgré l’existence d’instruments régionaux consacrant les droits fondamentaux.

Les femmes continuent de faire face à des obstacles structurels, administratifs et juridiques à la pleine jouissance de leurs droits. Les institutions chargées de protéger ces droits au niveau sous-régional sont également limitées par le manque de coordination et les dispositions restrictives d’accès individuel, entre autres facteurs inhibiteurs.

Rappelons qu’au vu des préoccupations concernant le coronavirus qui touche le monde entier, la commission de la condition de la femme s’était réunie en mars, pour suspendre la session jusqu’à nouvel ordre. Mais cette situation ne devrait pas nous faire perdre de vue l´objectif ni les avancées réalisées jusqu’à ce jour.

Nous sommes convaincues que c’est la meilleure saison pour continuer et intensifier le plaidoyer pour l´accélération des actions gouvernementales en faveur de l’égalité du genre en Afrique de l’Ouest.

Il existe des opportunités pour accroître le rôle des OSC dans la promotion et la protection des droits des femmes, notamment l’intérêt croissant des OSC pour les mécanismes régionaux des droits des femmes et la manière dont ils peuvent être utilisés efficacement. Ces mécanismes, y compris la CEDEF, le Protocole de Maputo, la Résolution 1325, Déclaration et Programme d’Action de Pékin sont ouverts à la participation de la société civile. Cependant, il est possible d’améliorer considérablement la participation de la société civile afin de garantir que ces mécanismes aient un plus grand impact aux niveaux régional, sous-régional, national et local.

C´est dans ce même ordre d´idées que les organisations des droits des femmes entreprennent un examen et une évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la résolution de pékin en Afrique.

Examens nationaux

Au début de 2019, les États membres de l’ONU ont été invités à entreprendre des examens nationaux complets impliquant de vastes consultations avec les différentes parties prenantes, en particulier les organisations de défense des droits des femmes. Les examens comprennent une évaluation des progrès accomplis et des défis rencontrés dans la mise en œuvre de la Déclaration de Beijing et de la manière dont cela affecte l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et des filles, et sa contribution à la pleine réalisation des objectifs de développement durable, en particulier par le biais d’un genre la perspective.

Les rapports couvrent les tendances, les réalisations et les lacunes et défis restants ainsi que les plans futurs pour accélérer la mise en œuvre au niveau national.

À ce jour, 138 États membres ont soumis des rapports nationaux.

Comment s’engager:

Examiner les rapports d’examen du gouvernement.
Collaborez avec d’autres organisations de défense des droits des femmes pour rédiger un rapport parallèle mettant en évidence les perspectives de la société civile et féministes que votre rapport gouvernemental aurait pu ignorer.

Communiqué de Presse: Atelier des OSC pour le Beijing25 au Bénin

Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) organisera la Consultation Nationale des OSC sur l’Inclusion des Femmes et Filles Béninoises à influencer le processus de révision, le contenu et les résultats de Pékin + 25 le 25 Juillet 2020 à Porto Novo, République du Bénin. 

Cet atelier est financé par Urgent Action Fund Africa (UAF Africa) par l’intermédiaire du Réseau du Développement et de Communication des Femmes Africaines (FEMNET).

La République du Bénin a mis en place un arsenal juridique très étendu, ainsi que des mesures réglementaires pour promouvoir le genre à tous les niveaux de la vie. Le Bénin a ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) le 12 mars 1992 et d’autres textes régionaux tels que le Protocole MAPUTO du 30 septembre 2005. Malgré ces mesures, les droits des femmes continuent d’être violés. Il est donc nécessaire de revoir l’efficacité et l’opérationnalisation de ces mesures pour que les femmes jouissent réellement de leurs droits.

L’atelier a pour objectif principal de mobiliser, réunir et diriger l’engagement des femmes et des filles Béninoises dans les processus et les forums d’examen de Pékin +25 afin de garantir que les engagements des forums sur l’égalité entre les générations tiennent compte des besoins, des aspirations et des ambitions uniques des Africaines dans leur diversité.

Aujourd’hui, les femmes et les jeunes sont de plus en plus conscients de leurs droits et prêts à être poussés par la force du changement et de l’impact pour apporter une contribution positive à la construction de communautés fortes.

RFLD est une organisation à but non lucratif dont la vision est de bâtir une coopération de partenariat effectif de développement à travers l’implication des acteurs étatiques et non étatiques pour promouvoir et protéger les droits des jeunes et femmes, et  garantir une participation dans les sphères de décisions.

Pour plus d’informations, veuillez contacter RFLD au +22962537480.

Email: admin@rflgd.org

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Strengthening the Capacity of Beninese CSOs to use the Maputo Protocol for Effective Promotion and Protection of Human Rights

By AGUEH Dossi Sekonnou Gloria, CHAIRPERSON of Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD)

The Republic of Benin has put in place a very extensive legal arsenal, as well as regulatory measures to promote gender at all levels of life. It ratified the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women (CEDAW) on March 12, 1992 and other regional texts such as the MAPUTO Protocol, September 30, 2005.

Implementation remains the main challenge. Expertise in Theory but Absence of Practice…

Despite these measures, women’s rights continue to be violated. It is therefore necessary to review the effectiveness and operationalization of these measures to make women truly enjoy their rights.

In the National Assembly of Benin, there are 5 women out of 83 Members of Parliaments. We also note the drop in the propensity of women in the appointment of local authorities from the country’s 12 regions. The representation of women in public and political life, as well as in positions of responsibility, including at the international level, is very low. The constitution of November 7, 2019 provides that the state ensures the equality of all before the law without distinction of age, sex, religion, race, political opinion or social position. Women and men are equal before the law. However, the law may lay down special provisions to improve the representation of women (article 26 of the constitution). The law which established the specific conditions relating to the representation of the people is the Electoral Code.

Unfortunately, out of 109 seats of the New Electoral Code in the National Assembly, the law did not even allocate 30% to women.

Despite the promotion efforts undertaken by Civil Society, the non-respect of women’s rights remains a reality. This often results in:

  • difficulty women have in accessing justice in the event of violence (unrecognized, lengthy, costly and complex legal procedures, female illiteracy)
  • very weak application of the laws adopted in favor of women and the promotion of gender (the application of legal instruments is sometimes problematic from the point of view of procedure. Judges and Judicial Police Officers often experience difficulties in initiating proceedings against perpetrators of violations of the rights of women and girls).

Today, women and young people are becoming more aware of their rights and willing to be driven force of change and impact to make positive contribution on building strong communities.

FOUR KEYS FOR CHANGE

  • Increase and strengthen young women and girls participation, commitment, leadership and partnerships
  • improve understanding of the Maputo Protocol
  • increase the contribution of media to DISSEMINATE messages and women’s best practices
  • Increase Young women knowledge on effective public communication, debate skills, leadership, and increase capacity to use social media for influence and advocacy

Collaboration entre UAF AFRICA, FEMNET et RFLD pour l’inclusion des Femmes et Filles à influencer le processus de révision, le contenu et les résultats de Pékin +25 au Bénin

Urgent Action Fund Africa (UAF Africa) a accordé une subvention au Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) par l’intermédiaire du Réseau du Développement et de Communication des Femmes Africaines (FEMNET), pour mobiliser, réunir et diriger l’engagement des femmes, des filles et des personnes non-binaires africaines dans les processus et les forums d’examen de Pékin +25 afin de garantir que les engagements des forums sur l’égalité entre les générations tiennent compte des besoins, des aspirations et des ambitions uniques des Africaines dans leur diversité.

La Déclaration de Pékin était une résolution adoptée par les Nations Unies à la fin de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes le 15 septembre 1995. La résolution adoptée pour promulguer un ensemble de principes concernant l’égalité des hommes et des femmes.

A l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes et de l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing (BPFA), les organisations des droits des femmes entreprendront un examen et une évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre du BPFA.

Cette opportunité passionnante vise à garantir que TOUTES les femmes et les filles africaines puissent influencer le processus de révision, le contenu et les résultats de Beijing +25.

RFLD, Point Focal de FEMNET au Bénin est responsable de la mise en oeurvre de l’action au Bénin.

Les activités à mettre en oeuvre sont listées ci-dessous :

Activité 1 : Convocation des OSC nationales

Activité 2 : Influence nationale (Sensibilisation)

Activité 3: Émissions Radiophonique

Activité 4 : Manifestations itinérantes (Marche)

Activité 5 : Campagne médiatique numérique Beijing+25 et égalité des générations 

Pour toute information, veuillez contacter le Secrétariat du RFLD à admin@rflgd.org ou +22962537480

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