Survivre au Mali : L’Histoire d’Aya et de ses Enfants

« Je m’appelle Aya, j’ai 29 ans. Je suis la deuxième épouse d’un homme et mère de trois enfants, deux filles et un garçon. Nous sommes réfugiés au Mali, venant du Niger. La vie n’a pas été facile pour moi. Mon mari, censé subvenir à nos besoins, ne donne jamais l’argent nécessaire pour les condiments. Il le réserve uniquement à sa première épouse. Pour aggraver les choses, il est abusif et m’insulte fréquemment. Il refuse que je travaille, mais j’ai dû trouver des moyens de nourrir mes enfants. J’ai commencé à tresser les cheveux et à faire la lessive pour les gens. Malgré cela, la tristesse et le découragement étaient souvent mes compagnons. Quand mon mari a découvert que je travaillais, il s’est mis en colère et a déclaré qu’il ne voulait plus me voir. C’est à ce moment-là que j’ai pris la décision de partir avec mes enfants. Heureusement, une famille de ma communauté m’a offert un refuge.

Cependant, mon mari n’a pas arrêté de me tourmenter. Il me menaçait de prendre mes enfants et de me tuer. La vie était loin d’être facile, mais par la grâce de Dieu, j’ai survécu. Une cliente pour laquelle je faisais des tresses m’a parlé de services d’aide aux femmes et m’a mise en contact avec une dame d’une ONG. Cette dame m’a écoutée, offrant enfin une oreille compréhensive que je cherchais depuis longtemps. Elle m’a mise en confiance, et nous avons discuté des services qu’ils offraient. J’ai eu la chance de recevoir un soutien financier, et le jour de la distribution, j’ai pleuré de joie. Je n’aurais jamais imaginé avoir une telle somme dans ma vie. J’ai décidé de m’éloigner un peu de mon mari, trouvant refuge dans une pièce avec une cour commune. Rejoindre une tontine a été une étape importante pour générer des revenus, et j’ai pu acheter des vivres. Je suis reconnaissante pour le soutien qui m’a rendue plus autonome. Je reste en contact avec la dame de l’ONG, et actuellement, je vais bien »

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