Skip to main content
NGOsource 501(c)(3) Equivalent ACHPR Observer · N°553Observateur CADHP · n° 553 Co-Chair · GIZ/BMZ SEA-T CouncilCoprésidence · Conseil SEA-T GIZ/BMZ TransparencyTransparence Candid Seal 2025Sceau Candid 2025

Defending without being exposed: RFLD panel with the Special Rapporteur at the 89th Session / Défendre sans être exposées : panel du RFLD avec le Rapporteur spécial à la 89e Session

On 12 October 2026, Hon. Rémy Ngoy Lumbu convenes a panel on the main agenda of the 89th Ordinary Session of the African Commission, facilitated by RFLD with the support of SEA-T.

Africa 7 min read
rfld-achpr89-panel-12oct-final-en
Panel Defending without being exposed, 12 October 2026

On Monday 12 October 2026, from 16:30 to 17:30 (UTC), the African Commission on Human and Peoples’ Rights holds a panel on the main agenda of its 89th Ordinary Session in Dakar (Item 5, Panel Discussions) on the theme “Defending without being exposed: how can women human rights defenders work in Africa without unnecessary risk?” It addresses the protection, recognition and funding of women human rights defenders engaged in preventing and responding to sexual exploitation, abuse and harassment in Africa.

The panel is convened and chaired by Honourable Commissioner Rémy Ngoy Lumbu, former Chairperson of the African Commission, Special Rapporteur on Human Rights Defenders, Focal Point on Reprisals and Focal Point on Judicial Independence in Africa. RFLD facilitates the session with the support of the SEA-T programme (Society. Equality. Africa) of German Cooperation.

Why this panel

The mandate of the Special Rapporteur was created in 2004 and extended to reprisals in 2014. Session after session, the Commission still receives reports of arbitrary arrests, judicial harassment, smear campaigns and physical attacks against those who document violations and support victims.

This panel focuses on women and women-led civil society organisations that prevent, document and respond to sexual exploitation, abuse and harassment. Many of them work in rural or peri-urban areas with no legal status, no insurance and no institutional backing. The people they report are often close to them: a local notable, an employer, a public official or a humanitarian manager. Defamation complaints cost little to the accuser and can ruin a frontline organisation. Online gender-based violence, recognised by the Commission in Resolution 522 (LXXII) 2022, has become a favoured tool of intimidation.

Four lines of discussion

  • Recognition. When is a community worker, a survivor’s companion or the head of a local association recognised as a defender, in fact and in law?
  • Protection. Which forms of reprisal dominate, which national mechanisms work for women far from the capitals, and how to make sure that taking part in a session of the Commission does not lead to reprisals back home?
  • Funding. What share of funding against sexual exploitation, abuse and harassment reaches organisations led by African women, and how can protection costs become a regular eligible budget line?
  • Codification. Which guarantees for defenders working against sexual violence should be written into the draft African Declaration, and which safeguarding and non-reprisal clauses could donors include in their standard contracts?

Speakers

  • Hon. Rémy Ngoy Lumbu, Special Rapporteur on Human Rights Defenders and Focal Point on Reprisals (introduction and chair)
  • Konstanze Ricken, Programme Director, SEA-T (Society. Equality. Africa), GIZ: safeguarding, funding chains, partnership and gender transformation
  • Omolara Balogun, Head of Policy Influencing and Advocacy, West Africa Civil Society Institute (WACSI), Accra: shrinking civic space and an enabling environment for civil society in West Africa
  • Simbiat Bakare, RFLD Country Representative for Nigeria, Lagos: a field view of civic space restrictions and women’s organising at community level
  • Hannah Forster, African Centre for Democracy and Human Rights Studies (ACDHRS), Banjul: recognition and protection of women defenders in the African human rights system
  • Aua Baldé, Member of the UN Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances and human rights defender: field experience and expectations of organisations working with survivors

Each speaker has five minutes, followed by twenty minutes of exchange with the plenary and closing remarks. The panel is open to all participants of the 89th Session, including State delegates, Commissioners, African Union organs, international organisations, national human rights institutions and NGOs. Interpretation is provided in English, French, Arabic and Portuguese.

For RFLD, this session follows the work of its delegation at the NGOs Forum from 8 to 10 October. Follow RFLD on Facebook, LinkedIn and X for updates from Dakar. Media enquiries: communications.info@rflgd.org.


Panel Défendre sans être exposées, 12 octobre 2026

Le lundi 12 octobre 2026, de 16 h 30 à 17 h 30 (TU), la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples tient un panel à l’agenda principal de sa 89e Session ordinaire à Dakar (point 5, panels de discussion) sur le thème « Défendre sans être exposées. Comment les défenseures des droits de l’homme et des peuples peuvent-elles travailler sans risques inutiles en Afrique ? » Il porte sur la protection, la reconnaissance et le financement des défenseures des droits de l’homme engagées dans la prévention et la réponse à l’exploitation, aux abus et au harcèlement sexuels en Afrique.

Le panel est organisé et présidé par l’Honorable Commissaire Rémy Ngoy Lumbu, ancien Président de la Commission africaine, Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme, Point focal sur les représailles et Point focal sur l’indépendance judiciaire en Afrique. Le RFLD facilite la session avec l’appui du programme SEA-T (Society. Equality. Africa) de la Coopération allemande.

Pourquoi ce panel

Le mandat du Rapporteur spécial a été créé en 2004 et étendu aux représailles en 2014. Session après session, la Commission continue de recevoir des signalements d’arrestations arbitraires, de harcèlement judiciaire, de campagnes de dénigrement et d’atteintes physiques visant les personnes qui documentent les violations et accompagnent les victimes.

Ce panel porte sur les femmes et les organisations de la société civile dirigées par des femmes qui préviennent, documentent et prennent en charge l’exploitation, les abus et le harcèlement sexuels. Beaucoup travaillent en zone rurale ou périurbaine, sans statut, sans assurance et sans relais institutionnel. Les auteurs qu’elles dénoncent sont souvent proches : un notable local, un employeur, un agent public ou un responsable humanitaire. Les plaintes en diffamation coûtent peu à l’accusateur et peuvent ruiner une organisation de première ligne. La violence numérique sexiste, reconnue par la Commission dans sa Résolution 522 (LXXII) 2022, est devenue un moyen d’intimidation privilégié.

Quatre axes de discussion

  • La reconnaissance. À quelles conditions une intervenante communautaire, une accompagnatrice de survivantes ou une responsable d’association locale est-elle reconnue comme défenseure, en fait et en droit ?
  • La protection. Quelles formes de représailles dominent, quels mécanismes nationaux fonctionnent pour les femmes éloignées des capitales, et comment garantir qu’une participation à la session de la Commission n’entraîne pas de représailles au retour ?
  • Le financement. Quelle part des financements consacrés à la lutte contre les EAS/HS parvient aux organisations dirigées par des femmes africaines, et comment faire des coûts de protection une ligne budgétaire éligible de droit commun ?
  • La codification. Quelles garanties propres aux défenseures engagées contre les violences sexuelles inscrire dans le projet de Déclaration africaine, et quelles clauses de sauvegarde et de non-représailles les bailleurs pourraient-ils intégrer dans leurs contrats types ?

Intervenantes et intervenant

  • Hon. Rémy Ngoy Lumbu, Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme et Point focal sur les représailles (introduction et présidence)
  • Konstanze Ricken, Directrice du programme SEA-T (Society. Equality. Africa), GIZ : sauvegarde, chaînes de financement, partenariat et transformation de genre
  • Omolara Balogun, Responsable du plaidoyer et de l’influence des politiques, West Africa Civil Society Institute (WACSI), Accra : rétrécissement de l’espace civique et environnement favorable à la société civile en Afrique de l’Ouest
  • Simbiat Bakare, Représentante-pays du RFLD pour le Nigeria, Lagos : vue de terrain sur les restrictions de l’espace civique et l’organisation des femmes au niveau communautaire
  • Hannah Forster, Centre africain pour la démocratie et les études des droits de l’homme (ACDHRS), Banjul : reconnaissance et protection des défenseures dans le système africain des droits de l’homme
  • Aua Baldé, Membre du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires et défenseure des droits de l’homme : expérience de terrain et attentes des organisations engagées auprès des survivantes

Chaque intervention dure cinq minutes. Elles sont suivies de vingt minutes d’échanges avec la plénière et des conclusions. Le panel est ouvert à toutes les personnes participant à la 89e Session, notamment les délégués des États parties, les Commissaires, les organes de l’Union africaine, les organisations internationales, les INDH et les ONG. L’interprétation est assurée en français, en anglais, en arabe et en portugais.

Pour le RFLD, cette session prolonge le travail de sa délégation au Forum des ONG du 8 au 10 octobre. Suivez le RFLD sur Facebook, LinkedIn et X pour les nouvelles de Dakar. Contact presse : communications.info@rflgd.org.

SharefXinWA
A
Published by
Africa · RFLD

Réseau des Femmes Leaders pour le Développement — a pan-African feminist network advancing women's rights, SRHR, civic space and climate justice across 35+ African countries since 2013.

Stay close to the movement.
Field notes, data releases and calls for proposals, in English or French. No more than one email a month.

Stand with African women. Your support moves resources to the frontline.Partner with usDonate