Femme, Agent de Développement Et de L’intégration Sociale

Auteurs: John Gbenagnon

Aucun développement durable ne peut être établir sans la participation effective de la couche féminine dans l’ère socioéconomique de l’Afrique. Beaucoup de cas ont illustrés notre thématique avec le Rwanda qui était un pays de crise mais qui aujourd’hui est une nation qui s’est faite une renommée internationale en matière de développement et de croissance économique. Le Rwanda compose aujourd’hui une majorité considérable de femmes au parlement et dans le gouvernement et voici ses résultats sont remarquables au niveau africain et mondial. Sans aller loin, le fait que la Présidente de la Commission de l’Union Africaine soit une femme a conduit à la continuité et à l’amélioration de plusieurs facteurs sur le continent. Nous avons eu à avoir pour la première fois L’Email Pour Le Futur du Dr Dlamini Zuma adressé au Dr Kwame Nkrumah, des projets locaux, nous avons aussi connu l’organisation de nombreuses consultations de jeunes et sommets partout sur le continent, nous avons remarqué une forte motivation des jeunes d’intégrer l’Union Africaine et de la représenter aux plans universitaires et nationales tout simplement parce qu’une femme a pris la tête de la Commission de l’Union Africaine.

L’accès des femmes à l’agriculture a augmenté la productivité agricole et a baissé le taux de famine sans aussi oublier que les femmes étaient très organisés entre elles au 19è siècle même avant l’idée de nos pères à se rassembler pour créer l’OUA qui est aujourd’hui l’UA. La femme doit être placée à la première place dans nos institutions, lors des prises de positions on doit encourager la femme à se prononcer car la société Africaine ne permet pas à la femme de s’exprimer. Dans les différents postes Internationaux, le taux de pourcentage de la femme doit être remarquable, nous devons promouvoir l’éducation de la fille Africaine afin de préparer les femmes pour l’avenir social de nos pays et aussi nous assurer de mettre des barrages contre l’exclusion et la discrimination de ces dernières.

Le potentiel réel de la jeune Africaine reste encore une idéologie et non une réalité dans nos sociétés Africaines suite aux pressions de la famille, une éducation bâclée, une absence de formation, le manque de soutien de la part de la société civile et des institutions gouvernementales qui devraient normalement les aider à s’intégrer. Nous devons donc premièrement promouvoir la culture de la jeune Africaine afin de l’aider à se rendre compte de sa responsabilité envers son pays, établir ensuite des relations concrètes entre les Premières dames de l’Afrique afin qu’elle mette sur pied une commission effective et continuelle qui prendra des décisions et les implémentera concernant le futur de leurs sœurs à la base et d’aider concrètement ces dernières à être autonomes. Il est important et urgent de construire des usines de transformation des matières premières dans les zones rurales d’Afrique afin de favoriser l’autonomie de la femme rurale, amoindrir les couts de la scolarité de la jeune fille jusqu’à son cursus Universitaire et lui donner l’espoir qu’un jour elle aussi pourrait devenir un Dr Dlamini.

L’Afrique d’aujourd’hui est marquée par la présence de milliers d’ONG qui font un travail remarquable à la base dans leurs communautés et bon nombre de ses ONG sont pilotées par des femmes. Ces femmes sont-elles des magiciennes ou des personnages d’une autre planète ? Je ne répondrai pas à cette question car vous et moi connaissons la réponse. Ainsi, nous devons sensibiliser nos gouvernements, sociétés publiques et privées de donner plus de pouvoir de gérance aux femmes quittant Dakar à Cotonou, de Lagos à Addis-Abeba, de Tripoli à Khartoum et de Kinshasa à Johannesburg. L’heure a sonné pour que nous ayons une présence massive des femmes dans les gouvernements d’Afrique, dans nos parlements et dans les sociétés civiles d’Afrique. Nous devons nous assurer que le taux de viol des femmes lors des conflits dans les sociétés Africaines vienne à 0%.

L’Union Africaine en collaboration avec les Etats membres doit s’assurer d’organiser des formations sur le leadership féminin aux jeune filles dans chaque Université et maison de jeunes d’Afrique, elle doit aussi lancer des campagnes à l’encontre de la violence faite aux femmes dans la société Africaine, faire des campagnes Universitaires pour encourager les étudiantes à aller au bout de leurs études afin de renforcer le pourcentage de la femme dans l’administration. En Afrique, on remarque souvent que les domaines de la Technologie, l’architecture, la politique, les relations Internationales sont des domaines majoritairement représenté par les hommes alors que l’un des objectifs de l’Agenda 2063 est d’avoir une forte représentation des femmes dans tous les secteurs de la société ainsi nous encourageons les femmes à prendre le devant des choses.

Comment pouvons-nous faire pour que la jeune fille qui est dans un village reculé d’une région d’Afrique puisse recevoir les mêmes informations que celle qui est dans une ville huppée de l’Afrique, comment devons-nous faire pour que la jeune fille qui est dans un village d’Afrique ne puisse pas être donné en mariage déjà à l’âge de 14 ans et déjà à 28 ans être maman de 10 enfants, comment pouvons-nous faire pour que dans tous les villages d’Afrique qu’il y ait des librairies et des espaces de jeux afin que la fille du village ne se laisse pas chosifier dès qu’elle fera un tour en ville où
nos hommes sont tranchants comme une épée qui vient d’être aiguisé, comment pouvons-nous faire pour que nos femmes puissent bénéficier plus de microcrédits dans les zones rurales, comment pouvons-nous faire pour que nos filles Africaines et femmes Africaines qui se battent pour la paix, l’éducation, la santé, l’agriculture, la presse puissent aussi un jour recevoir un prix Nobel ? Comment et Comment ?

 Chacun de vous a la réponse à toutes mes requêtes car vous êtes des sages car en Afrique, il est dit que peu de mots suffissent au sage pour comprendre le message. Le SIDA aujourd’hui est en monté et bon nombre de femmes sont exposées du cout se retrouvent vulnérables car elles ne peuvent pas subvenir à leurs besoins et parfois aux besoins de leurs enfants, ce qui les poussent à se prostituer. Ceci doit connaître une fin immédiate car l’Union Africaine se doit de mettre pression sur les Etats Membres afin qu’il y ait des programmes adéquats et durables dans chaque nation Etat Membre pour que continent ne soit plus exposé à cette souffrance que vit la couche féminine au quotidien. Je suis sûr qu’en 2063, on aura une forte présence des femmes dans les gouvernements, parlements et sociétés civiles d’Afrique mais devons-nous attendre 2063 pour l’avoir ?

A ceci, chaque Africain doit commencer à travailler afin que cela ne soit pas un Idéal mais une réalité. Pour conclure, je partagerai avec vous ma vision pour cette nouvelle ère.
Je vois un monde où l’Afrique ne va plus se courber, un monde ou l l’Afrique grâce aux talents de ses enfants sera digne d’être appelé continent de paix, un continent où l’on reconnaitra la place effective de la femme dans la société et dans toutes les administrations de la société où les femmes y seront représentées, un continent de richesse, de créations d’emplois, d’entente et d’égalité.

Je vois une Afrique où la confiance des faibles ne sera plus abusé, où les jeunes ne seront plus des marionnettes qu’on peut utiliser lors des campagnes électorales, une Afrique où tous les peuples auront le même esprit, une Afrique où les forts seront maîtres de la bonté, un pays où mes frères et mes sœurs de la région de l’Afrique de l’ouest, de l’Afrique de l’est, de l’Afrique centrale, de l’Afrique du Nord et des régions restantes seront en mesure de se serrer dans les bras, ou dans chaque nation, chaque gouvernement, chaque royauté, chaque commune, chaque ville, chaque croyance règnera la paix, la prospérité et l’amour.


Vive les Femmes Africaines, Vive l’Afrique…

Comment garantir la paix à travers la réduction des inégalités ?

Une route vers le développement durable et la mise en œuvre des instruments légaux pour l’égalité du genre

Auteurs: John Gbenagnon

Source : LPI

Pour garantir la paix dans la société, il est important que chaque individu cultive la tolérance, accepte la diversité qui existe entre lui et son semblable, respecte les valeurs collectives et individuelles, promeut et encourage les droits des minorités, et travaille au quotidien pour cultiver la charité.

L’égalité de genre, ou l’égalité entre hommes et femmes, recouvre la notion selon laquelle tous les êtres humains, hommes et femmes, sont libres de développer leurs aptitudes personnelles et de faire leurs propres choix, sans qu’ils ne soient contraints par les stéréotypes, la division rigide des rôles et les préjugés. [1]

L’égalité de genre signifie que les comportements, les aspirations et les besoins différents des hommes et des femmes sont pris en compte, valorisés et encouragés de manière égale. Cela ne signifie pas que les hommes et les femmes doivent devenir identiques, mais que leurs droits, leurs responsabilités et leurs opportunités ne dépendront plus du fait d’appartenir à l’un ou l’autre sexe. [2]

D’après le guide de formation de l’UNESCO sur le genre, l’égalité signifie assurer l’accès des femmes et des hommes aux mêmes chances, droits, occasions de choisir, conditions matérielles par exemple, même accès aux soins médicaux, partage des ressources économiques, même participation à l’exercice du pouvoir politique…tout en respectant leurs spécificités. [2]

De plus, les droits des femmes sont aussi des droits humains. Selon le programme d’action de Beijing[1], ils couvrent tous les aspects de la vie : santé, éducation, participation politique, bien-être économique, absence de violence, parmi beaucoup d’autres. Les femmes et les filles doivent pouvoir bénéficier du plein exercice de tous leurs droits humains dans l’égalité et d’être à l’abri de toutes les formes de discrimination car cette dimension est fondamentale pour assurer des droits humains, la paix et la sécurité, et un développement durable. [3]Parmi les pays qui constituent un exemple positif, nous avons le Rwanda, qui après avoir passé par une période génocidaire, a pu mettre en place des mécanismes spécifiquesqui ont favorisés l’augmentation de la participation politique des femmes. Au nombre de ces mécanismes, nous pourrons citer la garantie constitutionnelle, le système de quota et des structures électorales innovatrices.[4]

Ainsi, il est possible d’avoir un environnement pacifique à travers la réduction des inégalités .

Mais qu’es ce que la paix ?

«La paix est une création continue»[2].

Que ce soit dans un cadre personnel, professionnel; à l’échelle locale, régionale, nationale ou internationale,   est une quête permanente qui nécessite que des actes soient posés afin de la pérenniser.

Les nombreux conflits politiques et ethniques sur le plan international sont les éléments les plus visibles sur la scène médiatique. Mais bien au- delà de ces conflits ayant des dimensions politiques, économiques, sociales et  culturelles, beaucoup d’actes sont posés au quotidien qui sont de nature à troubler la paix existante ou à contribuer à alimenter les foyers de tensions pouvant mener au conflit.

En effet, lorsque les efforts visant à consolider la paix et à assurer la sécurité et le développement ne sont pas efficaces sur le terrain, c’est souvent parce que les dimensions de genre dans les conflits ont été négligées. [5] Elles sont souvent exacerbées par les conflits violents. Il est de plus en plus évident qu’il faut promouvoir l’égalité de genre dans la paix, la sécurité et le développement pour parvenir à une paix durable et à une stabilité sociale.

Il existe des tendances mondiales à l’inégalité entre les hommes et les femmes. Par exemple, les femmes ont tendance à subir des violences de la part de leurs partenaires plus souvent que les hommes; la participation politique des femmes et leurs représentations sont inférieure à celle des hommes; les femmes et les hommes ne disposent pas des mêmes opportunités économiques ; la majorité des femmes vivent dans des conditions de pauvreté ; une majorité des femmes et des filles travaille dans le secteur informel et sont exposés au commerce sexuel et au trafic. Tous ces problèmes doivent être résolus afin de promouvoir l’égalité du genre.[6]Bien que les politiques soient en place pour l’intégration du genre dans la paix, la sécurité et le développement, de nombreuses lacunes dans la mise en œuvre pratique demeurent.[6]Les hommes et les femmes, en raison de leurs divers rôles, responsabilités et accès au pouvoir, ont une incidence différente sur les conflits et sont affectés différemment par eux, aussi bien négativement que positivement. Cela influence donc la mesure dans laquelle ils peuvent s’adapter, transformer la dynamique des conflits et contribuer à la paix et au développement. Comprendre ces dynamiques est essentiel pour la prévention des conflits, la consolidation de la paix et le développement. Les identités et les attentes liées au genre peuvent influencer les cultures sous-jacentes de la violence et de la discrimination, qu’il faut cibler afin d’empêcher les conflits et de parvenir à la paix. En effet, il est maintenant de plus en plus admis qu’il existe un lien entre les approches sensibles au genre et des réponses aux conflits plus équitables, inclusives et durables. [7]

L’Initiative de consolidation de la paix, un projet conçu en partenariat avec le Bureau de soutien de la consolidation de la paix des Nations Unies pour partager l’information au sein de la communauté de consolidation de la paix, souligne qu’il existe deux dimensions clés pour adopter une approche basée sur le genre pour la consolidation de la paix et le règlement des conflits. Premièrement, l’approche doit reconnaître les différences entre les femmes et les hommes, en s’assurant que les intérêts et les besoins des femmes sont satisfaits. Deuxièmement, l’approche doit reconnaître les rôles clés que jouent les femmes dans la consolidation de la paix et la résolution des conflits, et de faciliter ces rôles chaque fois que cela est possible (Peacebuilding Initiative, 2009).[7]

Pour garantir la paix à travers la réduction des inégalités,  il est nécessaire de favoriser les conditions favorablesà l’indépendance et l’émancipation (« empowerment ») des femmes, ainsi que leur participation aux différents niveaux.

Cependant, une approche duale est nécessaire, consistant d’une part à soutenir spécifiquement l’autonomisation des femmes et d’autre part à intégrer l’égalité de genre dans tous les programmes et les politiques. Cela garantit que les changements de rôles et des relations peuvent être pris en compte.[8]

Outre l’insécurité physique, les femmes sont confrontées dans les situations de post-conflit à l’extrême pauvreté, à la destruction des réseaux sociaux et des mécanismes d’adaptation, aux faibles possibilités d’emploi et des moyens de subsistance, et à leur exclusion des structures politiques et de prise de décision. Si les causes insécurités physique, économique et sociopolitique des femmes ne sont pas résolues, la réalisation d’une paix durable et du développement sera compromise.

Dans des circonstances de déplacement et d’instabilité, même si les hommes et les femmes doivent s’adapter à la perte des réseaux sociaux et à la destruction des stratégies traditionnelles d’adaptation, les femmes peuvent sentir plus vivement cette perte en raison de leur plus grande implication et responsabilité dans les exigences quotidiennes de la vie familiale et communautaire. En raison qu’elles sont souvent exclues des processus de décision, que leurs droits sont davantage violés et leur accès aux ressources moindre que pour les hommes, les femmes rencontrent souvent plus de difficultés que les hommes à s’adapter à la transformation des relations sociales, politiques et économiques. [9]

D’après le Wiki Gender, au niveau mondial, la participation des femmes dans les processus de paix formels est très faible. Selon une étude de 2012, sur l’analyse de 31 processus de paix ayant eu lieu entre 1992 et 2011, seulement 4% des signataires, 2,4% des médiateur-trices et 9% des témoins étaient des femmes. [10] La sous-représentation des femmes est beaucoup plus marquée dans ces instances de négociations que dans d’autres instances publiques de prise de décision, pour lesquelles les femmes restent en sous-représentation, mais où le fossé tend à se combler de façon plus régulière. [10] Cependant, les femmes ont toujours été très actives dans les campagnes et les mobilisations publiques pour la paix auprès des gouvernements ou de groupes armés. Ce rôle informel est souvent crucial mais peu visible dans les instances formelles de négociation de la paix. [1, 11]

Il enressort que des efforts doivent encore être accomplis pour reconnaitre les femmes comme desacteurs actifs et des agents de changement dans les processus de consolidation de la paix.

Les inégalités de genre peuvent refléter de plus larges déséquilibres de pouvoir qui existent dans la société, et sont donc des indicateurs importants des niveaux de qualité et d’accès à la sécurité, à la justice et de l’émancipation économique vécus par une population donnée.

Adopter une approche de genre dans les questions de développement telles que la santé, l’éducation et la sécurité humaine pourrait contribuer à la prévention des conflits et à la consolidation de la paix, notamment par l’autonomisation des femmes et en leur fournissant les compétences et les ressources nécessaires pour participer activement à la vie publique. Cela permettrait à la fois aux hommes et aux femmes d’être mieux équipés et plus résilients pour s’adapter et répondre à l’évolution des circonstances, y compris dans les situations d’insécurité et d’instabilité.

En conclusion, pourquoi les questions de genre sont-elles pertinentes pour la paix, la sécurité et le développement?

– L’analyse de genre est un outil utile qui peut nous aider à voir et à influencer les différences de pouvoir et d’identité, qui alimentent les conflits et jouent un rôle dans la création de la paix, de la sécurité et du développement

– Les engagements internationaux qui font appel à l’intégration d’une perspective de genre dans la paix et le développement, tels que la RCS 1325[3] et la CEDEF[4], doivent être respectés et mis en œuvre.

– Tant les femmes que les hommes ont le droit d’être impliqués dans la consolidation de la paix et le développement, d’en bénéficier et d’en retirer plus d’autonomie.

Pour garantir la paix à travers la réduction des inégalités, il nous faut aller vers une consolidation de la paix qui prend en compte la promotion du genre. Les processus de consolidation de la paix et de développement peuvent offrir des opportunités pour les populations affectées durant le conflit, et peuvent offrir un espace pour soutenir une redistribution plus équitable du pouvoir, des ressources et de la capacité d’influence dans les ménages, les communautés et la société dans son ensemble.

REFERENCES

1 Egalité et Equité entre les genres

Cliquer pour accéder à 121145Fo.pdf

2 Module de Formation de l’UNESCO

Cliquer pour accéder à L1final_01.pdf

3 Le Programme d’action de Beijing : inspirations d’hier et d’aujourd’hui

http://beijing20.unwomen.org/fr/in-focus/human-rights

http://www.genreenaction.net/Femmes-et-Democratie-participative-quelle-lecon.html

5 Mainstreaming Gender in Peacebuilding: A Framework for Action From the Village Council to the Negotiating Table: Women in Peacebuilding.

www.cities-localgovernments.org/uclg/upload/docs/mainstreaminggenderinpeacebuilding-aframeworkforaction.pdfaframeworkforaction.pdf

6 Gender Mainstreaming an overview

Cliquer pour accéder à e65237.pdf

7 A Gendered Approach to Peacebuilding and Conflict Resolution

8 Equal Participation of Women and Men in Decision-Making Processes, with Particular Emphasis on Political Participation and Leadership

Cliquer pour accéder à FinalReport.pdf

9 Women and Post-Conflict Reconstruction: Issues and Sources, Birgitte S ̄rensen

Cliquer pour accéder à opw3.pdf

10 ONU Femmes, « Participation des femmes aux négociations de paix : Présence et influence », aoûthttp://www.unwomen.org/~/media/Headquarters/Media/Publications/fr/WPSsourcebook-03A-WomenPeaceNegotiations-fr%20pdf.pdf

11 ONU Femmes, « Prévenir les Conflits, Transformer la Justice, Obtenir la Paix », Étude mondiale sur la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies,2015 http://wps.unwomen.org/~/media/files/un%20women/wps/highlights/language%20version%20of%20global%20study/unw-global-study-1325-2015-fr.pdf


[1]http://beijing20.unwomen.org/fr/about

[2]RaymondPoincaré

[3]Résolution 1325 du Conseil de Sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité

[4]La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW)

Emplois, Entrepreneuriat et Développement des Capacités pour les Jeunes Africains

AUTEURS: AGUEH Gloria Dossi Sekonou

L’Afrique, ce continent au fort potentiel de développement se trouve depuis des décennies face à un dilemme auquel les actions collectives et individuelles tentent de trouver une issue : Eriger une échelle ou creuser un gouffre pour sa jeunesse ?

Cette question inconsciente se traduit par la crainte des politiques de voir la jeunesse dévier et dériver après avoir tout reçu sur un plateau grâce à l’échelle, ou à voir cette jeunesse sombrer sans espoir après avoir été plongé dans un gouffre duquel elle devait se déployer pour s’en sortir et réaliser son plein potentiel en accomplissant d’immenses exploits. Nous préconisons de bâtir une échelle inclusive comme cette Tour de Babel qui fût crainte même par Dieu ; car quand le chemin est ouvert et que l’issue finale est bénéfique pour tous, les capacités individuelles se développent et se déploient à leur maximum.

  • Mais comment bâtirons-nous cette échelle pour la jeunesse ?
  • Quels sont les piliers sur lesquels reposer ?
  • Quels sont les domaines et champs d’actions favorables au développement de la jeunesse du continent Africain ?

Tous les hommes sont nés égaux dit-on ; avec les mêmes droits inaliénables de réalisation et d’accomplissement. Dans nos sociétés africaines, ce droit de réalisation et d’accomplissement se matérialise à travers une vie active productive ; soit par un emploi décent, ou la possession d’une entreprise florissante contribuant activement au bien-être de la famille et à stimuler l’économie, créant des emplois et soutenant des œuvres de tout ordre. C’est alors à ce niveau que s’exprime le devoir des politiques envers la cité et plus particulièrement envers sa jeunesse qui constitue le fer de lance de toute nation.

L’Organisation des Nations Unies, par son assemblé générale, ainsi que tous les organes de cette institution se sont accordés avec les gouvernement pour porter comme objectifs mondiaux et priorités de développement la création d’emplois décents pour tous et le renforcement des partenariats entre les institutions pour une globalisation plus effective, comme le confère les Objectifs pour le Développement Durable[1]. Alors, comment pouvons-nous traduire ces conventions au niveau continental et en assurer leur réussite ?

L’Education au cœur du développement

Tout développement et évolution passe par la maitrise et l’application des compétences, capacités et savoirs passés et contemporains pointus. De ce fait, la priorité doit être donnée au développement des capacités pour les jeunes africains. Cela est possible d’être réalisé à trois différents niveaux.

D’abord, il est crucial d’enclencher une réforme totale du secteur de l’éducation en Afrique pour qu’il soit davantage actualisé et sensible à la dynamique des questions économiques, environnementales et sociales actuelles, ainsi que des réalités du marché du travail dans le contexte africain. Car avec l’évolution du monde, certains secteurs tels que l’agriculture, le transport, la communication touchés par les technologies numériques qui ont bouleversé et radicalement transformé les modes de vie de nos sociétés sont devenus des secteurs à fort potentiel de croissance. Il s’avère important de prendre en compte ces considérations dans les orientations éducatives et de formation technique et professionnelle en Afrique.

Aujourd’hui en Afrique et partout ailleurs, force est de constater que l’analphabète contemporain n’est plus celui qui ne sait ni lire, écrire et compter, mais bien celui qui ne sait pas se servir d’un ordinateur. D’aucuns iront plus loin en disant que l’analphabète contemporain est celui qui ne sait pas écrire une ligne de code numérique. Nous pensons alors que les compétences dans ce secteur doivent faire partie des priorités de formation en Afrique.

Ensuite, nous devons renforcer les institutions techniques et organes sectoriels travaillant sur les questions d’autonomisation des jeunes à tous les niveaux afin que ceux-ci soient outillés pour améliorer et renforcer les capacités des jeunes diplômés et les guider vers une autonomisation plus pertinente et durable.

Enfin, nous croyons que la création d’une plateforme continentale et l’harmonisation des curricula universitaires et de la formation professionnelle et technique est une alternative permettant une coopération continentale en Afrique pour le transfert sud-sud de connaissances, de compétences et la promotion d’un développement durable holistique.

Des Compétences pour l’emploi et non pour le placard

Tout en assurant une restructuration de l’éducation en corrélation avec le marché du travail sur le continent, il est autant important de prendre les dispositions nécessaires et les mesures idoines pour offrir de l’emploi à cette jeunesse dont les compétences et capacités se trouvent renforcées et améliorées.

Nous revenons ainsi au devoir des politiques sus explicités envers la société et surtout vis-à-vis de la jeunesse, qui pour le cas d’espèce est applicables à deux échelons et dépendent d’une forte volonté politique de créer un changement durable.

D’un côté, il faudra des institutions pour l’accompagnement à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés ayant un programme et un agenda objectif en terme de création et de développement de l’emploi à court, moyen et long terme, qui seront des passerelles permanentes entre les demandeurs d’emploi et les entreprises pourvoyeuses de ces emplois. Ces institutions seraient un maillon essentiel utile à la compréhension de la dynamique du marché du travail en Afrique.

De l’autre côté, les gouvernements doivent élaborer des mesures fiscales et mettre en place des dispositifs juridiques et administratifs favorisant l’implantation des industries, l’ouverture de filiales massives des multinationales et d’entreprises internationales pour favoriser la création d’emplois en rapport avec les orientations économiques actuelles et les accords économiques.

C’est en l’état que la pertinences d’une plateforme africaine pour l’emploi s’exprime. Car elle favorisera le transfert de compétences et la coopération à l’échelle continentale.

L’ère de l’innovation n’est pas encore achevée

Aussi, savons-nous que l’esprit d’entreprise est le pilier central du développement économique des pays. Ce sont les acteurs du secteur privé qui font vivre l’économie d’un pays. Voilà pourquoi il reste fondamental d’entreprendre des réformes institutionnelles visant à :

  • Promouvoir l’innovation : c’est le désir d’améliorer les conditions de vie de la race humaine qui a vu naître les plus grandes inventions dont nous bénéficions des avantages encore aujourd’hui. Cette capacité à l’innovation doit être portée, partagée, entretenue et promue dans toutes les sphères (politique, éducation, justice, administration, etc.), et cela est possible avec des législations fortes et pertinentes portées par nos Etats. L’esprit d’innovation est un sol duquel la créativité et les technologies prennent leur envol. L’Afrique ne devant pas rester en marge de ce boom a un rôle à jouer étant donné que beaucoup de choses sont encore possible d’être transformées, améliorées sur le continent.
  • Promouvoir l’esprit d’entreprise : en plus des aptitudes et compétences, le cadre juridique, institutionnel, économique et des conditions d’accompagnement doivent être mises en place afin de mener la jeunesse du continent à saisir le chemin de l’entrepreneuriat, d’autant plus que les domaines et champs d’actions sont multiples et variés. Ce potentiel doit être déployé, soutenu en Afrique autant en même plus que ce n’est le cas en Europe et en Amérique, d’où nous sommes témoins des innovations, produits, entreprises, et l’essor que connait ces économies portées par leur jeunesse entreprenante et dynamique soutenu par un système bancaire favorable à l’entrepreneuriat qui a été rendu possible par l’action des législations et des hommes politiques. Car du développement des entreprises découlera plus d’emplois, une économie plus florissante et un développement durable plus soutenue pour l’Afrique.
  • Promouvoir la participation citoyenne : au-delà des droits à la réalisation, la jeunesse doit contribuer à soutenir l’économie, la justice sociale qui est un devoir citoyen régalien. Nous croyons que la mise en place de ce contexte pluridimensionnel dans nos Etats et pays africains est la cadre favorable à une participation plus active de la jeunesse du continent à son développement.

Le champ d’action se présente comme une suite logique et complémentaire de dispositions légales et d’une volonté politique de construire une jeunesse autonome, dynamique et durable. Nous pouvons donc de ce parcours conclure que le chemin vers l’autonomisation de la jeunesse africaine passe d’abord par une action émanant du pouvoir dont les orientations doivent être définies fonction des questions mondiales mais adaptées au contexte africain. Le plein potentiel de cette jeunesse ne pourra être réalisé que lorsque chacun et tous aura une chance de bénéficier des mêmes opportunités et de contribuer de manière active à l’atteinte des Objectifs de Développement économiques locaux et régionaux. L’engagement pour faire de cet objectif une réalité doit venir de chacune des parties foulant le sol de notre cher continent. Nous devons tous donc travailler à ériger cette échelle pour notre Afrique.


[1] https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/objectifs-de-developpement-durable/